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Actualités - Chronologie

Irak-ONU : Washington continue de souffler le chaud et le froid

• OFFICIELLEMENT, le déploiement d’avions supplémentaires est destiné à «parer à toute éventualité»; mais d’autre part, Washington continue à favoriser l’option politique, laissant faire pour cela ses alliés français et russe • CONFIRMATION apportée au cours des dernières heures par le conseiller de Bill Clinton pour les affaires de sécurité nationale Sandy Berger: «Notre préférence va, de toute évidence, à une solution pacifique» de la crise avec l’Irak • POUR L’ÉQUIPE SPÉCIALE du chef de l’Exécutif américain, cette affaire constitue l’épreuve du feu. Il s’agit pour ses membres d’éviter tout dérapage et dans le même temps de tenter de reconstituer l’alliance avec les pays amis qui avait permis en 1991 un «sans faute» dans la guerre du Golfe • PARTIE DIFFICILE également pour Bagdad qui multiplie, pour mieux brouiller les pistes, menaces et mesures d’apaisement, le tout sur fond de mobilisation populaire et médiatique.

Les Etats-Unis continuent de souffler le chaud et le froid envers Bagdad en annonçant le déploiement d’appareils supplémentaires pour faire face à la crise avec l’Irak, tout en entrouvrant quelques portes à l’intention de Saddam Hussein.
Le conseiller de Bill Clinton pour les affaires de sécurité nationale, Sandy Berger, a annoncé que le président américain avait accédé à la proposition du secrétaire à la Défense, William Cohen, de déployer des avions supplémentaires pour parer à toute éventualité.
La décision a été prise lors d’une réunion à la Maison-Blanche de l’équipe au complet des conseillers diplomatiques et de sécurité du président Clinton, à l’exception du secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, actuellement en tournée en Asie du Sud.
S’exprimant devant la presse à la Maison-Blanche, Sandy Berger a toutefois aussitôt accompagné cette annonce d’un nouveau déploiement militaire de déclarations susceptibles de sortir de l’impasse actuelle. «Notre préférence, a-t-il pris soin de souligner, va de toute évidence en faveur d’une solution pacifique» à la crise.
Le conseiller a tout d’abord clairement indiqué que les Etats-Unis seraient favorables à un assouplissement de la résolution 986 des Nations Unies dite «pétrole contre nourriture» si Saddam Hussein se conformait aux résolutions du Conseil de Sécurité.
Cette résolution permet à l’Irak, malgré les sanctions qui lui sont imposées depuis la guerre du Golfe en 1991, de vendre deux milliards de dollars de pétrole tous les six mois sous strict contrôle de l’ONU afin d’acheter de la nourriture et des médicaments pour sa population.

Davantage de pétrole irakien

Si le dirigeant irakien, a déclaré Sandy Berger, se conforme aux résolutions du Conseil de Sécurité et accepte le retour des inspecteurs de l’ONU chargés du désarmement irakien (UNSCOM), «nous serions favorables à obtenir davantage de pétrole (irakien) disponible, sous supervision de l’ONU, en échange de nourriture pour éviter toute souffrance inutile au peuple irakien».
Cette proposition de modifier la résolution «pétrole contre nourriture» en échange d’un retour de l’UNSCOM en Irak avait été évoquée pour la première fois lundi dans l’entourage du secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a assuré toutefois mardi, de façon très nette, qu’il n’était pas question pour les Etats-Unis de tenter un compromis ou un marchandage sur cette affaire et que Saddam Hussein devait «se soumettre sans équivoque» aux résolutions du Conseil de Sécurité.
Saddam Hussein «doit changer de politique», a déclaré dans le même sens Sandy Berger, mais il n’en reste pas moins que ses propos sur la résolution «pétrole contre nourriture» constituent une ouverture en direction de Saddam Hussein. Le conseiller a aussi affirmé que les Etats-Unis envisageaient depuis longtemps une modification de la résolution 986.
Le conseiller présidentiel américain a également rappelé qu’il appartenait à l’UNSCOM de déterminer la composition de ses inspecteurs pour retourner en Irak, des déclarations laissant, là aussi, un espace de manœuvres.
«Nous n’accepterions pas une proposition qui dise: pas d’Américains», a-t-il cependant mis en garde. «Je pense qu’il est impossible que l’UNSCOM fonctionne sans les Américains (…), ne serait-ce que pour des raisons techniques», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis cherchent en tout cas à ne pas dramatiser la crise outre mesure et rappellent que si aucune option pour la résoudre, y compris militairement, n’a été écartée, les efforts diplomatiques se poursuivent de façon intensive.
Pour bien montrer que des développements dramatiques n’étaient pas imminents, Bill Clinton a trouvé le temps de partir s’adonner à son sport favori, le golf. (AFP)
• OFFICIELLEMENT, le déploiement d’avions supplémentaires est destiné à «parer à toute éventualité»; mais d’autre part, Washington continue à favoriser l’option politique, laissant faire pour cela ses alliés français et russe • CONFIRMATION apportée au cours des dernières heures par le conseiller de Bill Clinton pour les affaires de sécurité nationale Sandy Berger: «Notre préférence va, de toute évidence, à une solution pacifique» de la crise avec l’Irak • POUR L’ÉQUIPE SPÉCIALE du chef de l’Exécutif américain, cette affaire constitue l’épreuve du feu. Il s’agit pour ses membres d’éviter tout dérapage et dans le même temps de tenter de reconstituer l’alliance avec les pays amis qui avait permis en 1991 un «sans faute» dans la guerre du Golfe • PARTIE DIFFICILE également pour...