Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les Reggae Boyz danseront en France

Kingston a dansé jusqu’au bout de la nuit à la gloire du superbe parcours des «Reggae Boyz» dimanche, pour fêter une première dans l’Histoire de la Jamaïque: la qualification pour une phase finale de la Coupe du monde de football.
Un nul suffisait face au Mexique, sur la pelouse pelée du Robert Fitzgerald Kennedy Stadium de Kingston, pour obtenir son billet pour la France en juin prochain. Objectif atteint à la suite d’un 0 à 0 sans saveur mais si important. D’ailleurs, Bora Milutinovic, le sélectionneur yougoslave du Mexique, volontairement semble-t-il, a limité les ambitions de sa formation dans les dernières minutes de jeu.
Cette qualification historique est surtout l’œuvre d’un homme qui a su fédérer les énergies: l’entraîneur brésilien René Simoes.
Ancien technicien des juniors du Brésil, Simoes est arrivé à Kingston en 1994. Dès son intronisation, il avait lancé un défi de taille: la Jamaïque doit se qualifier pour le Mondial-98. Pour cela, il disposait de l’appui sans faille de sa fédération qui a injecté plus de trois millions de dollars pour financer le programme.

Bible et discipline

Beaucoup l’ont pris pour un fou dans ce pays de deux millions et demi d’habitants rongé par des problèmes sociaux et économiques. Et pourtant, le résultat est là. Son parcours du combattant passe par deux tours préliminaires dans la zone Caraïbes en mars 1996. Si les déplacements sont exotiques, les matches, eux, sont rugueux mais les «Reggae Boyz» éliminent le Surinam et la Barbade en marquant cinq buts pour aucun encaissés en quatre matches. La Jamaïque se retrouve en route pour la seconde phase du tournoi CONCACAF, passée sans encombre, et se qualifie pour le tour final. Pour certains, cette participation est déjà considérée comme un exploit. Pas pour Simoes.
Ce chantre de la discipline, «un joueur arrivant en retard, est automatiquement sanctionné financièrement», et de la Bible, avec 3-5-2 parfois peu académique mais réaliste, persuade ses joueurs qu’ils peuvent le faire (l’exploit). Après un départ catastrophique (dernière place à la mi-mai), les Reggae Boyz vont aligner les performances pour finir ce marathon sur un bilan excellent (20 matches, 11 victoires, 6 nuls et 3 défaites), atteignant la 3e place qualificative de la zone CONCACAF.
Pour sa première phase finale, Simoes pourra s’appuyer sur des «anglais» comme Deon «Ronaldo» Burton (Derby County), Paul Hall (Portsmouth), Robbie Earle (Wimbledon) ou encore l’excellent défenseur resté au pays, Ian Goodison (Olympic Garden), sur la Bible également mais aussi sur la musique née au pays de Bob Marley: le reggae.
Kingston a dansé jusqu’au bout de la nuit à la gloire du superbe parcours des «Reggae Boyz» dimanche, pour fêter une première dans l’Histoire de la Jamaïque: la qualification pour une phase finale de la Coupe du monde de football.Un nul suffisait face au Mexique, sur la pelouse pelée du Robert Fitzgerald Kennedy Stadium de Kingston, pour obtenir son billet pour la France en juin prochain. Objectif atteint à la suite d’un 0 à 0 sans saveur mais si important. D’ailleurs, Bora Milutinovic, le sélectionneur yougoslave du Mexique, volontairement semble-t-il, a limité les ambitions de sa formation dans les dernières minutes de jeu.Cette qualification historique est surtout l’œuvre d’un homme qui a su fédérer les énergies: l’entraîneur brésilien René Simoes.Ancien technicien des juniors du Brésil, Simoes est...