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Actualités - Chronologie

Les émissions de CO2 menacent le bassin méditerranéen

L’organisation écologiste Greenpeace a affirmé que la région méditerranéenne serait sérieusement touchée si une décision de réduction des émissions de CO2 n’était pas prise à la Conférence de l’ONU sur les gaz à effet de serre, début décembre à Kyoto (Japon).
Dans un rapport, intitulé «Les changements climatiques et le bassin méditerranéen» et publié à son siège d’Amsterdam, Greenpeace déclare que «l’augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère sera à l’origine de nouvelles menaces pour la santé, les écosystèmes et les économies nationales des pays riverains» de la mer Méditerranée.
Selon l’organisation écologiste, les projections des températures montrent un accroissement de 4 degrés Celsius d’ici à l’an 2100 dans beaucoup de zones d’estuaires et de 2 degrés dans la région méditerranéenne, si les émissions de CO2 ne sont pas limitées d’ici là.
De plus, Greenpeace estime que le niveau de la mer Méditerranée pourrait monter de façon importante d’ici l’an 2100 et certaines zones côtières proches de la mer seraient alors perdues pour cause d’érosion ou d’inondations.
«L’incapacité d’établir un accord légalement contraignant pour une réduction de CO2 à Kyoto mettra en danger l’avenir de régions entières comme la région méditerranéenne», a estimé la chargée de campagne internationale sur les climats, Lyn Goldsworthy, accusant les Etats-Unis de ne pas vouloir réduire de façon significative leurs émissions en CO2.

Impasse

«Les négociations relatives aux réductions des émissions de CO2 sont dans l’impasse depuis que les Etats-Unis ont annoncé leurs prévisions ridicules de diminution des émissions à partir de 2010 et de stabilisation de ces émissions à partir de 2008 seulement», a estimé Greenpeace.
«Tout aussi ridicule» est, selon l’organisation, la position du Japon «qui ne prévoit, quant à lui, qu’une réduction de 2,5% d’ici à l’an 2010».
Selon l’organisation écologiste, la Tunisie serait un des pays les plus touchés par le réchauffement de la Terre. «C’est pourquoi nous exhortons le gouvernement tunisien à demander aux pays industrialisés des réductions draconiennes des émissions de CO2», a déclaré le chargé de campagne de Greenpeace Tunisie, M. Wahid Labidi.
Greenpeace demande que les émissions de CO2 soient réduites de 20% d’ici à 2005.
Le 10 novembre, l’Union européenne s’était dit prête à un compromis sur son objectif de réduction des gaz à effet de serre de manière, à la conférence de Kyoto, à parvenir à un accord dans la lutte contre le réchauffement de la planète.
Le négociateur européen Jorgen Henningsen, directeur pour la Qualité de l’environnement et les Ressources naturelles, avait souligné que l’Europe s’en tenait à sa proposition de réduction à 2010 de 15% des émissions comparé au niveau de 1990.
Plus de 150 pays doivent participer à la conférence de Kyoto organisée sous l’égide de l’ONU du 1er au 10 décembre pour renforcer et mettre en œuvre la Convention cadre sur les changements climatiques, adoptée au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992. (AFP).
L’organisation écologiste Greenpeace a affirmé que la région méditerranéenne serait sérieusement touchée si une décision de réduction des émissions de CO2 n’était pas prise à la Conférence de l’ONU sur les gaz à effet de serre, début décembre à Kyoto (Japon).Dans un rapport, intitulé «Les changements climatiques et le bassin méditerranéen» et publié à son siège d’Amsterdam, Greenpeace déclare que «l’augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère sera à l’origine de nouvelles menaces pour la santé, les écosystèmes et les économies nationales des pays riverains» de la mer Méditerranée.Selon l’organisation écologiste, les projections des températures montrent un accroissement de 4 degrés Celsius d’ici à l’an 2100 dans beaucoup de zones d’estuaires et de 2 degrés dans la...