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Actualités - Chronologie

Karadzic, le proscrit


Proscrit par la communauté internationale, Radovan Karadzic se terre depuis 16 mois dans sa maison de Pale (près de Sarajevo) mais continue d’influencer en coulisse les prises de décision des ultra-nationalistes serbes de Bosnie.
L’ancien «président» de la Republika Srpska, 52 ans, a été interdit de toute activité publique en juillet 1996. Accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, il refuse de se rendre au Tribunal pénal international (TPI) de La Haye, qui a lancé des mandats d’arrêt contre lui et son chef militaire Ratko Mladic.
Karadzic reste pour bon nombre de Serbes un «héros national» qui a taillé à coups de canon un «Etat» serbe, la Republika Srpska (RS), née des accords de Dayton signés en décembre 1995 à Paris après 43 mois d’une guerre qui a fait plus de 200.000 morts.
Ses fidèles continuent de narguer la communauté internationale en répondant par des menaces aux tentatives de neutraliser Radovan Karadzic.
«Une opération pour arrêter Karadzic serait une erreur catastrophique (...) qui provoquerait une forte riposte populaire et je pense que l’accord de Dayton serait complètement compromis», a déclaré récemment Momcilo Krajisnik, l’élu serbe à la présidence tripartite de Bosnie-Herzégovine et chef de file des ultra-nationalistes.
Des portraits de Karadzic, placardés à Pale à la veille des municipales, étaient toujours présents à cinq jours des législatives du week-end prochain, anticipées par l’OSCE dans l’espoir de désamorcer la lutte pour le pouvoir entre les durs et Mme Plavsic, qui siège à Banja Luka (nord-ouest).
Les dirigeants loyaux à Karadzic entravent l’application de certaines dispositions de l’accord de Dayton qui «anéantiraient», selon eux, leur projet d’union entre la RS et la Yougoslavie (RFY- Serbie et Monténégro) de Slobodan Milosevic. (AFP)
Proscrit par la communauté internationale, Radovan Karadzic se terre depuis 16 mois dans sa maison de Pale (près de Sarajevo) mais continue d’influencer en coulisse les prises de décision des ultra-nationalistes serbes de Bosnie.L’ancien «président» de la Republika Srpska, 52 ans, a été interdit de toute activité publique en juillet 1996. Accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, il refuse de se rendre au Tribunal pénal international (TPI) de La Haye, qui a lancé des mandats d’arrêt contre lui et son chef militaire Ratko Mladic.Karadzic reste pour bon nombre de Serbes un «héros national» qui a taillé à coups de canon un «Etat» serbe, la Republika Srpska (RS), née des accords de Dayton signés en décembre 1995 à Paris après 43 mois d’une guerre qui a fait plus de 200.000...