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Actualités - Chronologie

Blair s'embourbe dans le scandale du tabac et de la F1

De nouvelles révélations ont un peu plus englué vendredi Tony Blair dans le scandale du Labour et de la Formule 1, exploité à fond par la presse et par l’opposition, ravie de contrecarrer la croisade moralisatrice d’un premier ministre se voulant «propre et transparent».
Le «Nouveau Labour» qui s’est posé depuis six mois en champion du marketing politique cachait mal son embarras hier. Poussé par la presse, il a reconnu à contre-cœur avoir discuté après les élections la possibilité d’un don pour renflouer ses caisses avec le richissime patron de la F1 Bernie Ecclestone. Quatre jours seulement après avoir dû s’engager à rembourser au même mécène une substantielle contribution pré-électorale.
Au même moment, les médias redoublaient de critiques contre les demi-vérités sinon les «mensonges» du premier ministre, monté en vain en première ligne en milieu de semaine pour tenter de désamorcer la polémique, en réfutant personnellement les accusations de trafic d’influence.
Au quotidien conservateur The Times, qui annonçait vendredi «le début de la désillusion» pour les partisans de M. Blair, faisaient écho des propos accusateurs du Guardian pro-Labour selon qui «Blair le secret était à blamer pour la bévue sur le financement». «Dites-nous toute la vérité», exhortait pour sa part le Daily Telegraph.
L’affaire a éclaté lorsque le gouvernement a annoncé qu’il renonçait à sa promesse électorale d’interdire la publicité pour le tabac sur les circuits de Formule 1, à la fin du mois octobre.
La chronologie des événements reconstituée par la presse avant d’être confirmée par le Labour, étape par étape, témoigne que les travaillistes ont accepté en janvier 1 million de livres (1,7 million de dollars) du mécène.
Elle témoigne également qu’ils ont discuté (au cours de l’été selon les médias) d’une deuxième donation d’un montant non spécifié et que Tony Blair a reçu le généreux donateur à la tête d’une délégation au 10 Downing Street, quinze jours avant de renoncer à l’interdiction de publicité pour des cigarettes sur les circuits.
En revanche, les services du premier ministre n’ont pas commenté les informations de presse selon lesquelles Tony Blair aurait également subi des pressions du chancelier Helmut Kohl, soucieux de préserver les intérêts de l’industrie allemande du tabac.
L’affaire est embarrassante à de nombreux titres.
Elle implique au premier chef Tony Blair, en butte à une première crise sérieuse après six mois d’état de grâce illustré par une cote de popularité sans précédent depuis que les sondages existent.
Elle ternit la réputation d’intégrité qu’il revendique, et le prive par avance des dividendes politiques qu’il escomptait de la remise à plat du mode de financement des partis.
Elle fournit aux conservateurs l’occasion rêvée de se refaire une santé, après avoir été laminés aux élections par un adversaire les dénonçant comme représentant «le parti des affaires». (AFP)
De nouvelles révélations ont un peu plus englué vendredi Tony Blair dans le scandale du Labour et de la Formule 1, exploité à fond par la presse et par l’opposition, ravie de contrecarrer la croisade moralisatrice d’un premier ministre se voulant «propre et transparent».Le «Nouveau Labour» qui s’est posé depuis six mois en champion du marketing politique cachait mal son embarras hier. Poussé par la presse, il a reconnu à contre-cœur avoir discuté après les élections la possibilité d’un don pour renflouer ses caisses avec le richissime patron de la F1 Bernie Ecclestone. Quatre jours seulement après avoir dû s’engager à rembourser au même mécène une substantielle contribution pré-électorale.Au même moment, les médias redoublaient de critiques contre les demi-vérités sinon les «mensonges» du premier...