Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Racisme sur le Net

Le nombre de sites racistes ou ultraviolents sur le Net a plus que doublé en un an, affirme le Centre Simon Wiesenthal qui en a recensé 600.
S’adressant à la Conférence des Nations Unies sur la racisme sur l’Internet, Marc Knobel, du centre basé à Los Angeles, a déclaré que la «propagande en ligne» était un secteur de la communication virtuelle en croissance rapide.
«Ces sites incitent au racisme et au terrorisme, leur création ne requiert qu’une faible somme d’argent», a-t-il ajouté.
A Vienne, le Centre de documentation sur la résistance autrichienne, qui collabore étroitement avec le Centre Simon Wiesenthal, a lancé le même jour un appel aux gouvernements européens en faveur de politiques coordonnées contre la propagation d’idées néo-nazies sur la Toile.
L’utilisation de ce medium par les groupuscules d’extrême-droite, ajoute l’organisation, dans un rapport intitulé «Haine sur le Net», accroît les difficultés qu’éprouvent les gouvernements pour les combattre sur un plan national.
«Par le biais de l’Internet, les extrémistes peuvent diffuser leurs propagandes beaucoup plus rapidement et à moindre frais», souligne Wolfgang Neugebauer, un des quinze auteurs de l’étude.
Pour sa consoeur Gabriele Schmölzer, les gouvernements ne peuvent plus agir isolément. «Nous devons attendre une réglementation internationale», ajoute-t-elle. Elle devrait remettre à la Commission européenne d’ici la fin de l’année une série de recommandations visant à limiter la publication de documents hors-la-loi sur le Net.
C’est précisément l’objet de la Conférence des Nations Unies qui réunit à Genève des délégués gouvernementaux, des militants des droits de l’homme et des représentants de l’industrie.
Mais une question divise particulièrement les conférenciers: qui décidera de ce qui est ou non admissible sur le Net, attendu que les fournisseurs d’accès au réseau se refusent à jouer un rôle de policiers virtuels?
Autre difficulté, la rapidité d’adaptation que permet ce moyen de communications. Marc Knobel en veut pour preuve le cas d’un site néo-nazi offrant une visite virtuelle du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, un condensé de l’idéologie de la race supérieure et une série de passerelles hypertextuelles menant vers des sites similaires.
Ce site, rappelle Knobel, a été localisé en France où le fournisseur d’accès a immédiatement réagi en le fermant. Mais il est presque aussitôt reparu à partir du Québec.
Le chercheur du Centre Simon Wiesenthal reconnaît toutefois qu’aucune étude n’a pu établir de corrélation entre la multiplication de ces sites de la «haine virtuelle» et les actes de violence raciste commis dans la vie réelle. (Reuters)
Le nombre de sites racistes ou ultraviolents sur le Net a plus que doublé en un an, affirme le Centre Simon Wiesenthal qui en a recensé 600.S’adressant à la Conférence des Nations Unies sur la racisme sur l’Internet, Marc Knobel, du centre basé à Los Angeles, a déclaré que la «propagande en ligne» était un secteur de la communication virtuelle en croissance rapide.«Ces sites incitent au racisme et au terrorisme, leur création ne requiert qu’une faible somme d’argent», a-t-il ajouté.A Vienne, le Centre de documentation sur la résistance autrichienne, qui collabore étroitement avec le Centre Simon Wiesenthal, a lancé le même jour un appel aux gouvernements européens en faveur de politiques coordonnées contre la propagation d’idées néo-nazies sur la Toile.L’utilisation de ce medium par les groupuscules...