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Actualités - Chronologie

Kodak supprime 10.000 emplois

Kodak, le géant américain de la photo, a annoncé qu’il supprimait 10.000 emplois, soit plus de 10% de ses effectifs, mais qu’il restait optimiste sur ses futures performances financières.
«Nous sommes vraiment furieux contre nous-mêmes d’avoir laissé une telle situation se développer et nous sommes absolument déterminés à remettre Kodak sur les rails», a affirmé George Fischer, le président directeur général du groupe, lors d’une conférence de presse à New York.
Les dirigeants de Kodak ont clairement identifié leur principal concurrent, le japonais Fuji, comme l’un des principaux responsables des maux du groupe et notamment la guerre des prix que celui-ci a lancée sur le marché mondial.
George Fischer et Daniel Carp, le directeur général, ont indiqué que l’écart de prix sur le marché américain entre les produits Fuji et ceux de Kodak avait atteint 30% au cours de l’été et que Kodak «ne laisserait pas cet écart se creuser».
Outre les dix mille suppressions d’emplois, Kodak a annoncé mardi l’inscription d’une charge exceptionnelle d’un milliard de dollars au 4e trimestre de l’actuel exercice annuel, 150 millions d’économies sur la recherche et le développement et un programme de réduction des coûts d’un milliard de dollars, sur un total de 4,5 milliards, au cours des deux prochaines années.
Kodak a connu lors des derniers exercices une baisse sensible de ses résultats et affronte une forte concurrence de Fuji. Au cœur de son marché, les pellicules couleur, les performances du rival japonais sont parlantes: le chiffre d’affaires par employé y est deux fois plus important que celui de Kodak.
Par ailleurs, le groupe américain a un contentieux avec l’entreprise nippone devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’ouverture du marché japonais de la photographie.
Dans le secteur de l’imagerie numérique, les nouveaux produits de Kodak (appareil photo Advantix par exemple) n’ont pas rencontré le succès escompté, soit par défaut de campagne marketing soit par manque de compétitivité, estiment les analystes. Sur ce terrain, le groupe a du mal à faire face à des concurrents comme Sony, Canon ou Hewlett Packard.
Les performances du groupe sont également handicapées par le niveau élevé du dollar. «Nous n’avions pas anticipé l’appréciation du dollar et cela va nous coûter 500 millions de dollars de chiffre d’affaires», expliquait George Fisher dans une interview à l’hebdomadaire financier américain «Business Week» le mois dernier.
Après un recul de 16% de ses profits au deuxième trimestre, le groupe de Rochester (Etat de New York) a encore annoncé une réduction de près de moitié de ses bénéfices au 3e trimestre à 232 millions de dollars.
Le chiffre d’affaires trimestriel a atteint 3,77 milliards de dollars contre 4,15 milliards au 3e trimestre 1996, soit une chute de 9%.
Kodak va se concentrer sur ses produits les plus concurrentiels, recherchant des partenariats pour les autres et recourant davantage à la sous-traitance.
«Les gens qui prennent le plus de photos sont les mères de famille et nous savons de combien peu de temps elles disposent», a souligné George Fischer lors de la conférence de presse pour tenter d’expliquer le relatif succès des nouveaux produits développés par Kodak à l’intention des consommateurs, comme la chambre noire numérique qui permet de développer et retoucher les clichés sur un ordinateur. (AFP)
Kodak, le géant américain de la photo, a annoncé qu’il supprimait 10.000 emplois, soit plus de 10% de ses effectifs, mais qu’il restait optimiste sur ses futures performances financières.«Nous sommes vraiment furieux contre nous-mêmes d’avoir laissé une telle situation se développer et nous sommes absolument déterminés à remettre Kodak sur les rails», a affirmé George Fischer, le président directeur général du groupe, lors d’une conférence de presse à New York.Les dirigeants de Kodak ont clairement identifié leur principal concurrent, le japonais Fuji, comme l’un des principaux responsables des maux du groupe et notamment la guerre des prix que celui-ci a lancée sur le marché mondial.George Fischer et Daniel Carp, le directeur général, ont indiqué que l’écart de prix sur le marché américain entre...