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Actualités - Chronologie

Formule 1 Schumacher, Williams et McLaren devant la FIA

La commission de discipline de la Fédération internationale automobile (FIA) examinera mardi le dénouement peu orthodoxe du championnat du monde des pilotes 1997 lors du décisif Grand Prix d’Europe de Formule Un, le mois dernier, sur le circuit catalan de Jerez.
Michael Schumacher est convoqué devant la commission pour s’expliquer sur la collision peut-être délibérée de sa Ferrari avec la Williams-Renault de son rival canadien Jacques Villeneuve qui achevait de le dépasser. L’accrochage fut fatal au pilote allemand qui dut laisser le titre mondial au Québécois.
Mais la commission de discipline qui siégera dans la banlieue londonienne a également convoqué les responsables des écuries Williams et McLaren pour possible collusion contre Ferrari. Les deux McLaren de Mika Hakkinen et David Coulthard avaient dépassé avec une facilité déconcertante la Williams du Canadien dans le dernier tour du GP de Jerez.
Avec un point d’avance au championnat avant le départ, Schumacher était assuré de remporter la couronne mondiale, pour la troisième fois de sa carrière, si la Williams de Villeneuve était restée dans le bac à sable lorsqu’il a rabattu sa Ferrari sur elle dans un virage à droite.
Mais ce fut le contraire qui se produisit et la voiture de Villeneuve, bien que fortement secouée par le choc, a poursuivi sa route alors que la Ferrari restait immobilisée dans les gravillons. Le sort du championnat était scellé dans un accrochage que le pilote allemand affirme être le fruit d’une erreur de jugement.
S’il ne parvient pas à en persuader ses juges et est convaincu de conduite dangereuse, Schumacher risque une amende ainsi qu’une suspension pour un ou plusieurs Grand Prix la saison prochaine. Selon le quotidien britannique «The Times» de samedi, le pilote allemand contre-attaquera en dénonçant une collusion entre Williams et McLaren durant la course.
Le «Times» affirme être en possession de bandes enregistrées d’une conversation entre Villeneuve et son stand où celui-ci lui demande de laisser passer Hakkinen car il a été «très serviable». Luca di Montezemolo, président de Ferrari, a réagi en estimant «évident» que son écurie «ne se battait pas contre une mais deux écuries».
Les deux écuries incriminées ont démenti avec véhémence l’existence d’une telle entente, bien que Villeneuve, en tête jusqu’au dernier tour et assuré du titre, ait laissé gagner les deux McLaren à moteurs Mercedes. Il a expliqué que sa monoplace avait été abîmée dans l’accrochage avec Schumacher et qu’il n’avait pas voulu tout perdre en cherchant à gagner la course alors qu’une place de sixième lui suffisait.
Frank Williams a accusé Ferrari d’avoir fourni au «Times» les enregistrements de la conversation de Villeneuve avec son stand pour détourner l’attention de la faute de Schumacher et il s’est dit «déçu mais pas surpris» que l’écurie italienne ait espionné ses rivales.
Ron Dennis, team manager de McLaren, s’est dit «extrêmement déçu» qu’un journal sérieux comme le «Times» ait publié des informations «non étayées par des faits» et a parlé de «manœuvre délibérée pour ternir l’image de forte réussite de Williams et McLaren».
Mais le rédacteur en chef des sports du «Times» a maintenu la teneur de ses informations. Jean Todt, directeur de l’écurie Ferrari, qui parle de «scandale», a rappelé que son écurie a «toujours été un peu isolée» et que le passé avait montré que les écuries anglaises s’étaient souvent liguées contre elle.
De son côté, Ferrari a démenti les bruits voulant que la monoplace de «Schum», en tête depuis le départ, était victime d’une fuite d’eau fatale au moment où elle a été rattrapée par la Williams de Villeneuve et que la seule chance de l’Allemand de remporter le championnat était d’envoyer son rival «dans les choux».
Toutes ces accusations, contre-accusations, bruits, sous-entendus et rumeurs ne rehaussent en rien l’image de la Formule Un et les décisions de la commission de discipline de la FIA n’en sont que d’autant plus attendues. (Reuter)
La commission de discipline de la Fédération internationale automobile (FIA) examinera mardi le dénouement peu orthodoxe du championnat du monde des pilotes 1997 lors du décisif Grand Prix d’Europe de Formule Un, le mois dernier, sur le circuit catalan de Jerez.Michael Schumacher est convoqué devant la commission pour s’expliquer sur la collision peut-être délibérée de sa Ferrari avec la Williams-Renault de son rival canadien Jacques Villeneuve qui achevait de le dépasser. L’accrochage fut fatal au pilote allemand qui dut laisser le titre mondial au Québécois.Mais la commission de discipline qui siégera dans la banlieue londonienne a également convoqué les responsables des écuries Williams et McLaren pour possible collusion contre Ferrari. Les deux McLaren de Mika Hakkinen et David Coulthard avaient dépassé avec...