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Actualités - Chronologie

Addis-Abeba change de visage

Addis-Abeba change de visage: nouvelles vitrines, illuminations, embouteillages ont fait leur apparition dans la capitale éthiopienne où commencent à se refléter l’instauration progressive d’une économie de marché et l’ouverture timide aux capitaux étrangers.
La floraison en moins d’un an d’enseignes lumineuses de sociétés de services, banques, boutiques ou représentations commerciales est saisissante et a transformé le paysage urbain. Sur l’Africa Avenue qui mène de l’aéroport vers la place Meskel, il y a une telle concentration qu’il n’y aura bientôt plus de place pour de nouvelles.
Des supérettes offrant des produits importés, des nouvelles boutiques aux vitrines modernes et éclairées de nuit, surtout des fleuristes, sont apparues, près de la place Arat Kilo, et dans le quartier de Piazza.
Thermomètre de la richesse individuelle, le parc automobile s’est modernisé et démultiplié, créant désormais des embouteillages à Addis-Abeba. BMW a annoncé l’ouverture prochaine d’un show-room dans la capitale éthiopienne et des stations d’essence flambant neuves continuent de surgir sur les axes routiers de la capitale, encore envahis parfois de troupeaux de vaches ou de moutons menés à la ville.
Des rues, qui n’étaient il y a quelques mois dans le quartier de Bole qu’une succession de nids de poule, ont été regoudronnées.
Signe également de dynamisme, de nouveaux chantiers de construction sont ouverts. Le plus fameux d’entre eux, celui de l’hôtel Sheraton qui s’étale sur 15 hectares au milieu de la capitale, n’est toujours pas achevé.
Selon une blague en vogue à Addis-Abeba, la ville aura ainsi son troisième palais, après ceux de l’empereur Menelik et de l’empereur Haïle Selassié, celui d’al-Hamoudi, du nom du milliardaire séoudien de mère éthiopienne, Mohammed al-Alamoudi, principal investisseur étranger en Ethiopie. Ce dernier va également financer la construction du plus grand building d’Addis Abeba, un futur centre d’affaires.
L’argent qui rentre est aussi celui de la diaspora éthiopienne, notamment installée aux Etats-Unis. Certains sont rentrés formant les prémices d’une nouvelle classe bousculant les traditions et les comportements.
L’urbanisme égalitaire qui juxtaposait sans distinction villas cossues et bidonvilles, commence à être écorché, avec la formation de zones peuplées de classes aisées ou moyennes.
La richesse, désormais, se dévoile dans les bars et boîtes de nuit. Le couvre-feu paraît un lointain souvenir, mais des hommes en arme continuent de patrouiller la nuit dans la capitale. (AFP)
Addis-Abeba change de visage: nouvelles vitrines, illuminations, embouteillages ont fait leur apparition dans la capitale éthiopienne où commencent à se refléter l’instauration progressive d’une économie de marché et l’ouverture timide aux capitaux étrangers.La floraison en moins d’un an d’enseignes lumineuses de sociétés de services, banques, boutiques ou représentations commerciales est saisissante et a transformé le paysage urbain. Sur l’Africa Avenue qui mène de l’aéroport vers la place Meskel, il y a une telle concentration qu’il n’y aura bientôt plus de place pour de nouvelles.Des supérettes offrant des produits importés, des nouvelles boutiques aux vitrines modernes et éclairées de nuit, surtout des fleuristes, sont apparues, près de la place Arat Kilo, et dans le quartier de...