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Actualités - Chronologie

Un espoir pour les fumeurs : la cigarette compensée

Après les cigarettes sans fumée, sans nicotine, sans tabac, au goût de citron ou de Coca-Cola, un inventeur français propose une alternative aux «accros» de l’herbe à Nicot: la cigarette «compensée», à teneur limitée en tabac.
Pierre Laurens, inventeur installé à Saintes (ouest) et fumeur, a cherché comment réduire la consommation des fumeurs sans leur ôter le plaisir d’allumer, de tenir et de tirer sur leur dangereux cylindre blanc.
L’idée est d’offrir au fumeur un produit qui lui permette de contrôler sa consommation et d’atténuer sa dépendance tout en satisfaisant ses habitudes. Le fumeur est en effet soumis à l’accoutumance physique, due à la nicotine, mais aussi à la dépendance comportementale et gestuelle, qui associe la cigarette à des circonstances précises.
M. Laurens a donc déposé un brevet, concernant des cigarettes dites «compensées» qui ne contiennent plus que 75%, 50% ou 25% de tabac.
Le principe en est simple: la cigarette, d’aspect normal, comporte, entre le filtre et le tabac, un tube vide (appelé «élément de compensation»), qui peut être également filtrant, a expliqué M. Laurens.
Une cloison incombustible, en papier aluminium ou carton ignifugé, perforé pour laisser passer la fumée, sépare le tabac de «l’élément de compensation». La cigarette est entourée par un tube en carton qui la maintient rigide, lui-même enrobé d’un papier classique. Elle s’éteint quand elle atteint la cloison.
Beaucoup de spécialistes estiment que si l’on ne parvient pas à s’arrêter de fumer, il faudrait au moins écraser sa cigarette à moitié consumée, avant que les substances toxiques ne s’accumulent dans la fumée et le filtre.
En fait, le «besoin» de fumer est le plus souvent apaisé après quelques bouffées mais le fumeur rechigne à «gâcher» ses cigarettes en les écrasant prématurément. «Il faudrait d’ailleurs que les compensées, moins nocives pour la santé et l’environnement, soient moins taxées et bénéficient d’un prix incitatif», espère M. Laurens qui a adressé aux ministères de l’Environnement, de la Santé et des Finances une note sur son invention. Il a rencontré des industriels du tabac qui, selon lui, se sont montrés intéressés.
«Le fumeur pourra passer progressivement des cigarettes compensées contenant 750 mg, puis 500 mg et 250 mg de tabac (contre 1 gr dans une traditionnelle)», précise l’inventeur. Ainsi, en consommant 20 cigarettes compensées contenant 250 mg de tabac chacune, il n’aura fumé que l’équivalent de 5 cigarettes normales.
Plusieurs études ont cependant démontré la fausse sécurité apportée par les filtres et les cigarettes dites légères. On peut donc se demander si les «compensées» n’entraîneront pas, elles aussi, une augmentation du nombre de cigarettes consommées et une plus profonde inhalation de la fumée causant d’autres types de cancer. Des experts viennent aussi de préconiser la promotion des substituts au tabac (chewing-gum, timbres à la nicotine) afin d’aider les fumeurs à abandonner la cigarette. (AFP)
Après les cigarettes sans fumée, sans nicotine, sans tabac, au goût de citron ou de Coca-Cola, un inventeur français propose une alternative aux «accros» de l’herbe à Nicot: la cigarette «compensée», à teneur limitée en tabac.Pierre Laurens, inventeur installé à Saintes (ouest) et fumeur, a cherché comment réduire la consommation des fumeurs sans leur ôter le plaisir d’allumer, de tenir et de tirer sur leur dangereux cylindre blanc.L’idée est d’offrir au fumeur un produit qui lui permette de contrôler sa consommation et d’atténuer sa dépendance tout en satisfaisant ses habitudes. Le fumeur est en effet soumis à l’accoutumance physique, due à la nicotine, mais aussi à la dépendance comportementale et gestuelle, qui associe la cigarette à des circonstances précises.M. Laurens a donc déposé un...