Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tripoli denonce l'hégémonie US sur l'ONU

La Libye a affirmé que la reconduction par le Conseil de Sécurité des Nations Unies des «sanctions injustes» qui lui sont imposées depuis 1992, traduisait «l’hégémonie américaine» sur l’ONU.
«Les Etats-Unis peuvent nous imposer ces sanctions injustes mais pas la reddition», écrit l’agence officielle libyenne JANA au lendemain de la décision du Conseil de Sécurité, qui réexamine tous les quatre mois les sanctions frappant la Libye.
Selon JANA, la reconduction des sanctions «n’est pas une résolution prise par le Conseil de Sécurité (...) mais une décision strictement américaine».
Le Conseil a maintenu l’embargo sur le trafic aérien et sur les armes, imposé à la Libye depuis 1992 pour son refus de coopérer dans l’affaire de l’attentat de Lockerbie.
Tripoli refuse de livrer à la justice américaine ou britannique deux Libyens accusés d’avoir organisé l’attentat contre un avion de la Pan Am, qui a explosé au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, faisant 270 morts en décembre 1988.
La France a quant à elle demandé à traduire en justice quatre ressortissants libyens impliqués dans un attentat contre un DC-10 de la compagnie française UTA, qui a explosé en septembre 1989 au-dessus du Niger (170 morts).
La Libye a mené une intense campagne pour obtenir une réunion formelle du Conseil de Sécurité afin de pouvoir exposer publiquement sa demande de levée des sanctions.
Cette demande a été rejetée par le Conseil qui a examiné à huis clos la reconduite des sanctions, selon des diplomates.
L’ambassadeur libyen à l’ONU Abuzed Dorda a accusé Washington et Londres de chercher en fait à «renverser» le régime du colonel Mouammar Kadhafi.
Tripoli a proposé un compromis, soutenu par la Ligue arabe et l’Organisation de l’unité africaine (OUA), consistant à faire juger ses deux ressortissants dans un pays neutre ou par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.
Londres et Washington ont rejeté cette proposition. La Grande-Bretagne a proposé aux Nations Unies d’envoyer deux observateurs en Ecosse pour s’assurer que les deux Libyens y auraient un jugement équitable.
L’ONU a accepté, mais la Libye a refusé. (AFP)
La Libye a affirmé que la reconduction par le Conseil de Sécurité des Nations Unies des «sanctions injustes» qui lui sont imposées depuis 1992, traduisait «l’hégémonie américaine» sur l’ONU.«Les Etats-Unis peuvent nous imposer ces sanctions injustes mais pas la reddition», écrit l’agence officielle libyenne JANA au lendemain de la décision du Conseil de Sécurité, qui réexamine tous les quatre mois les sanctions frappant la Libye.Selon JANA, la reconduction des sanctions «n’est pas une résolution prise par le Conseil de Sécurité (...) mais une décision strictement américaine».Le Conseil a maintenu l’embargo sur le trafic aérien et sur les armes, imposé à la Libye depuis 1992 pour son refus de coopérer dans l’affaire de l’attentat de Lockerbie.Tripoli refuse de livrer à la justice américaine ou...