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Actualités - Chronologie

La Gauche et le Shin Beth crient à la falsification

La gauche israélienne et les services de sécurité intérieure (Shin Beth) accusent la droite de mener une campagne contre le Shin Beth afin de dégager sa responsabilité dans la campagne de provocation qui a mené à l’assassinat de Yitzhak Rabin.
Deux ans après l’assassinat de l’ancien premier ministre, la polémique a rebondi quand plusieurs ministres ont accusé un agent de Shin Beth, Avishaï Raviv, dont le nom de code était «Champagne», d’avoir été «un agent provocateur» ayant poussé à la violence politique au lieu de se contenter de fournir des renseignements.
Ces affirmations «falsifient l’histoire», a déclaré le chef du Parti travailliste Ehud Barak. «On présente maintenant Avishaï Raviv comme le seul responsable. Il est montré du doigt comme l’instigateur de toute une entreprise de provocation», a déclaré Ehud Barak à la radio publique.
M. Barak, tout en admettant qu’il fallait éclaircir le rôle de «Champagne», a accusé le premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir «approuvé» ce type de provocation alors qu’il était chef de l’opposition.
«J’ai vu les militants du Likoud (parti au pouvoir) manifester avec des pancartes «Rabin traître», ou «Mort à Rabin»», a-t-il ajouté.
Le ministre des Sciences Michaël Eytan a réitéré ses accusations et qualifié Avishaï Raviv «d’instigateur d’une vaste entreprise de provocation».
«Les agissements de Raviv n’étaient pas marginaux. Les Israéliens se souviennent des tracts de Rabin en uniforme SS que Raviv avait distribués, alors qu’il agissait pour le compte d’un organe de l’Etat», a-t-il dit à la radio publique.
Nathan Lévy, lieutenant de M. Raviv dans son organisation d’extrême-droite Eyal, a récemment assuré qu’il l’avait entendu dire aux militants qu’il «fallait «descendre» Rabin».

La riposte du Shin Beth

Le Shin Beth, en ligne de mire, s’est octroyé un droit de réponse face aux accusations du gouvernement.
Un ancien chef du Shin Beth, Yaacov Péri, a directement accusé à la télévision israélienne le gouvernement et la droite de mener «une entreprise destinée à porter préjudice au Shin Beth».
«Ce n’est pas un hasard si cette affaire rebondit maintenant. Des membres du gouvernement et d’autres composantes de la droite cherchent à faire peser la responsabilité sur le Shin Beth», a-t-il dit.
L’ancien chef du Shin Beth au moment de l’assassinat de l’ancien premier ministre, Carmi Guilon, a reconnu que l’agent Avishaï Raviv était «problématique», mais a insisté pour que «le rôle de Raviv n’éclipse pas d’autres questions».
«Ceux qui veulent gonfler le rôle de Raviv, veulent faire oublier les provocations d’autres groupes de militants», a-t-il accusé. «Il est ridicule de croire qu’Avishaï Raviv, seul, a pu réunir des centaines de milliers de manifestants à Jérusalem», a ajouté M. Guilon.
Plusieurs ministres ont demandé que soit rendu public le rapport de la commission qui a enquêté sur l’assassinat de Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995, et en particulier sur le rôle de M. Raviv.
Le procureur général Elyakim Rubinstein a pour sa part annoncé qu’il prendrait «dans les prochaines semaines» une décision sur une éventuelle inculpation de Avishaï Raviv. Selon M. Rubinstein, cet agent du Shin Beth ne peut prétendre bénéficier d’une immunité s’il s’avère qu’il n’a rien fait pour empêcher l’assassinat de Rabin. (AFP)
La gauche israélienne et les services de sécurité intérieure (Shin Beth) accusent la droite de mener une campagne contre le Shin Beth afin de dégager sa responsabilité dans la campagne de provocation qui a mené à l’assassinat de Yitzhak Rabin.Deux ans après l’assassinat de l’ancien premier ministre, la polémique a rebondi quand plusieurs ministres ont accusé un agent de Shin Beth, Avishaï Raviv, dont le nom de code était «Champagne», d’avoir été «un agent provocateur» ayant poussé à la violence politique au lieu de se contenter de fournir des renseignements.Ces affirmations «falsifient l’histoire», a déclaré le chef du Parti travailliste Ehud Barak. «On présente maintenant Avishaï Raviv comme le seul responsable. Il est montré du doigt comme l’instigateur de toute une entreprise de provocation»,...