M. Karbastchi a rejeté ces accusations en affirmant qu’elles faisaient partie d’une «campagne hostile lancée par ses adversaires politiques».
La justice iranienne avait averti le maire de Téhéran qu’il risquait l’arrestation s’il ne se présentait pas de son plein gré devant le tribunal.
Selon le journal du soir «Kayhan», l’interrogatoire de M. Karbastchi a duré plus de trois heures et a porté sur des confiscations illégales de terrains et des autorisations de constructions illégales.
M. Karbastchi a répondu aux accusations de corruption, fraude et détournement de fonds lancées contre plusieurs maires d’arrondissement et d’autres fonctionnaires municipaux qui ont été condamnés à la prison, selon le journal.
Le chef du pouvoir judiciaire iranien, le conservateur Mohammad Yazdi, avait révélé fin octobre que le maire de Téhéran avait été convoqué par la justice et qu’il ne s’était pas présenté au tribunal. Il avait averti qu’un mandat d’amener pourrait être émis à son encontre.
M. Karbastchi, personnalité très en vue de la faction moderniste iranienne et proche du nouveau président Mohammad Khatami, est la cible des conservateurs qui l’accusent notamment de «mauvaise gestion». Il siège depuis plusieurs années aux réunions du conseil des ministres, en tant que maire de la capitale.
Il avait dénoncé la «vague d’arrestation» dans son entourage et accusé les conservateurs d’être à l’origine de cette «campagne de pression» sur la municipalité.
Le maire de Téhéran s’était fortement engagé en faveur de M. Khatami lors de l’élection présidentielle de mai. (AFP)


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