Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ouverture en janvier du procès du trio monstrueux

C’est le 6 janvier 1998 que la Cour d’assises du Mont-Liban présidée par M. Hatem Madi entamera le procès de trois criminels dont le comportement monstreux avait défrayé la chronique judiciaire à la fin des années 80 et au début des années 90. Mohammed Wagih Abdel-Kader Haddad (30 ans), Mahmoud Khaled Omar (28 ans) et Tanios Youssef Abdallah Badaoui (26 ans) sont responsables du viol, puis du meurtre de cinq jeunes femmes et d’un mineur, ainsi que d’un milicien et d’un militaire. La bande n’avait été identifiée qu’à la suite du viol d’une sixième jeune fille qui, jetée ensuite du haut d’une falaise de Nahr Ibrahim, avait survécu à sa chute et avait eu le courage de témoigner.
L’acte d’accusation retient à l’encontre des trois personnages les crimes suivants:
— Le 8 avril 1988, les trois complices embarquent Mona Harb près du restaurant Layali, à Maameltein, l’emmènent dans un coin isolé de la vallée de Nahr Ibrahim. Là, Tanios Badaoui lui porte un coup de baïonnette et la viole. La malheureuse est ensuite abandonnée, agonisante, au bord du fleuve, après avoir été dépouillée de son argent et de ses objets précieux.
— Le 31 décembre 1989, pour fêter le Nouvel An, les trois criminels repèrent un adolescent de 14 ans, Malek Mohamed Obeid, en train de vendre des bouquets de fleurs à Sin el-Fil. Ils l’embarquent, se dirigent vers Horch Tabet, le ligotent à un pin, après l’avoir déshabillé, lui volent 15.000 L.L.. Tanios Badaoui entreprend ensuite de le violer et de le tuer, d’un coup de baïonnette à la tête.
— En mai 1990, Tanios Badaoui et Mahmoud Omar embarquent à Maameltein deux jeunes filles dont l’identité exacte n’a pas été établie — on ne connaît que leurs prénoms, Jihane et Mireille —, les emmènent dans les bois de Harissa, les violent, les tuent de la même sauvage façon et abandonnent leurs corps inanimés, après leur avoir tout volé.
— Le 11 février 1990, vers 17 heures, les trois individus embarquent une jeune fille Laurence Y. Ch., qui se rendait de son lieu de travail à Zouk Mikaël vers son domicile à Tabarja. Ils l’aspergent d’un gaz assomant, l’emmènent vers un lieu isolé de Nahr Ibrahim, la descendent de voiture et la dévalisent. C’est encore une fois Tanios Badaoui qui la viole, lui porte plusieurs coups de baïonnette, puis la jette du haut d’un promontoire. Deux jeunes hommes la trouveront, le lendemain, plongée dans le coma. Hospitalisée, la malheureuse subira plusieurs opérations chirurgicales et ne se réveillera que trois mois après l’incident, partiellement défigurée.
— Par la suite, Mohammed Haddad tuera Roula Tony Gergès, après l’avoir séquestrée et avoir abusé d’elle.
— Le 23 septembre 1991, Tanios Badaoui se rendra coupable d’un nouveau meurtre, celui de Jocelyne D., qu’il violera puis tuera en lui tranchant le cou avec sa baïonnette, et jettera son corps dans la région d’Annaya (Jbeil).
— Badaoui et Mohammed Haddad ont également avoué avoir assassiné un milicien des «Forces libanaises» à Annaya, le 23 janvier 1991, pour lui voler sa voiture, de type BMW. Quinze jours plus tard, ils ouvriront le feu et tueront un second individu portant treillis, rencontré à Dora.
Par ailleurs, la bande avouera avoir cambriolé plusieurs domiciles, notamment ceux de Georges Farah, Malek Toufic Achkar, Georges Abou Antoun, Ibrahim Boustany, le domicile de M. Pierre Rizk, dit «Akram», à Safra ainsi que 5 autres domiciles et d’innombrables commerces à Sin el-Fil, Beyrouth, Furn el-Chebbak et Jbeil, revendant leur butin à un Turc de Jounieh se faisant appeler «Joy Tabet».
C’est le 6 janvier 1998 que la Cour d’assises du Mont-Liban présidée par M. Hatem Madi entamera le procès de trois criminels dont le comportement monstreux avait défrayé la chronique judiciaire à la fin des années 80 et au début des années 90. Mohammed Wagih Abdel-Kader Haddad (30 ans), Mahmoud Khaled Omar (28 ans) et Tanios Youssef Abdallah Badaoui (26 ans) sont responsables du viol, puis du meurtre de cinq jeunes femmes et d’un mineur, ainsi que d’un milicien et d’un militaire. La bande n’avait été identifiée qu’à la suite du viol d’une sixième jeune fille qui, jetée ensuite du haut d’une falaise de Nahr Ibrahim, avait survécu à sa chute et avait eu le courage de témoigner.L’acte d’accusation retient à l’encontre des trois personnages les crimes suivants:— Le 8 avril 1988, les trois...