La plupart des cancers de l’anus sont provoqués par des infections sexuellement transmissibles, telles que les papillomavirus (HPV), et sont ainsi facilement évitables, affirme une étude parue jeudi dans l’hebdomadaire «New England Journal of Medecine».
Selon l’enquête menée entre 1991 et 1994 par des chercheurs danois, suédois et néerlandais auprès de 1.403 patients, 84% des personnes atteintes d’un cancer de l’anus étaient ainsi également atteintes par l’une des versions du papillomavirus HPV.
Plus généralement, un lien très étroit peut être établi entre le risque de cancer de l’anus, tant chez l’homme que chez la femme, et la promiscuité sexuelle et les maladies sexuellement transmissibles, indiquent les auteurs de l’étude.
Le risque de cancer de l’anus était ainsi près de cinq fois supérieur chez les femmes ayant connu au moins dix partenaires sexuels que chez celles n’en ayant connu qu’un seul. Même constat chez les hommes, où le risque de cancer de l’anus était multiplié par 2,8 chez ceux ayant eu plus de dix partenaires comparé à ceux n’en ayant connu que deux ou trois.
Pour les deux sexes, le risque de contracter un cancer de l’anus était également nettement supérieur chez ceux ayant multiplié les relations anales, chez les divorcé(e)s, les célibataires où celles et ceux ayant eu une activité sexuelle précoce, ajoutent les auteurs de l’étude.
Ces résultats «suggèrent fortement que dans la majorité des cas, le cancer de l’anus se transmet sexuellement et peut, par conséquent, être considéré comme une maladie évitable», écrivent-ils.
Même si son incidence a récemment augmenté, le cancer de l’anus reste, contrairement aux cancers du côlon et du rectum, une maladie très rare qui ne frappe que quelques milliers de personnes chaque année dans le monde. (AFP)


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