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Actualités - Chronologie

Sa tournée sud-africaine a été un triomphe Charles, prince du peuple

Le prince de Galles s’est forgé une nouvelle image de «prince du peuple» en s’exprimant avec une chaleur inaccoutumée et avec gaieté durant les différentes étapes de son voyage de huit jours dans trois pays d’Afrique australe.
Tant au Swaziland qu’au Lesotho et en Afrique du Sud, qu’il a quittée mercredi soir, le prince Charles est sorti de sa réserve toute royale pour plaisanter avec les journalistes qu’il n’avait jusqu’à présent pas la réputation de porter dans son cœur.
Par moment, l’héritier de la Couronne d’Angleterre a même paru vouloir susciter l’hilarité, comme lorsqu’il a adopté une pose triomphale en tenant un bouclier de guerre zoulou dans un village du KwaZulu-Natal, à l’est de l’Afrique du Sud. Ou lorsqu’il a fait une grimace amusée en posant sa main sur du ciment frais pour y laisser son empreinte en souvenir de son passage dans un autre village.
Durant sa dernière journée au Cap, Charles a déclaré devant un groupe d’écoliers réunis pour une conférence sur la prévention de la tuberculose qu’il aurait bien aimé leur adresser son discours sous forme de «rap».
«C’est un peu bête de rester debout devant vous comme ça», leur a-t-il lancé.
En rencontrant pour la deuxième fois Earl Spencer, frère de la défunte princesse Diana, Charles a rendu hommage à son ex-épouse en soulignant que son œuvre avait eu une grande importance pour les Africains.
Les «liens» des Sud-Africains et des Britanniques «se sont manifestés très clairement après la mort tragique et brutale de Diana», a déclaré le prince.
Il n’a toutefois pas fait mention de la famille de la princesse, à la suite d’allusions critiques d’Earl Spencer à l’égard de Buckingham Palace lors des funérailles de Diana en septembre.
Lors d’un banquet donné en son honneur mardi soir au Cap, Charles a rendu un vibrant hommage à son ex-épouse, s’attirant à la fin de son exposé une ovation de la salle debout, y compris le frère de la disparue.
«Au cours de ces derniers jours, j’ai pu prendre conscience de l’importance particulière qu’a revêtu, aux yeux des Africains, le travail de Diana dans le domaine de la lutte contre le sida, la pauvreté ou les mines», a-t-il déclaré.
«Je sais que ses efforts ont changé de manière significative la vie de beaucoup de personnes dans ces régions», a-t-il ajouté.
L’entourage du prince de Galles a insisté sur le fait que Charles, chef désormais d’une famille monoparentale, était décidé à consacrer un maximum de temps à ses deux enfants.
Depuis la mort de Diana, il avait annulé la plupart de ses engagements publics, à la fois pour respecter la période de deuil et pour être près de ses fils.
Pendant la tournée, qui a également conduit le père et son fils au Swaziland et au Lesotho, Charles a voulu initier Harry au métier de prince, tout en y mettant la touche de populisme désormais indispensable à une monarchie en phase avec son temps.

La concurrence
des Spice Girls

Accompagné durant une partie de son voyage par son fils Harry, âgé de 13 ans, Charles a joué au père protecteur en guidant son cadet intimidé durant ses deux apparitions publiques, lors du concert des deux Nations à Johannesburg avec le groupe britannique des Spice Girls et dans une école du KwaZulu-Natal.
Où qu’il se soit rendu, le prince de Galles a reçu un accueil chaleureux. Lors du couronnement de Letsie III le 1er novembre au Lesotho, un orateur a demandé à Charles de se lever «pour que la nation sotho puisse le voir entièrement».
Dès son arrivée en Afrique australe, Charles s’est montré inhabituellement détendu. Ainsi, dans une usine de chocolat, il a gentiment taquiné un des ouvriers en affirmant qu’il portait un «chapeau très seyant» — une casquette de protection en plastique. Ce à quoi l’intéressé a répliqué: «C’est la dernière mode au Swaziland».
A bord de son avion, il a brisé le protocole en allant discuter avec les journalistes leur confiant notamment sa profonde admiration pour le président sud-africain, Nelson Mandela. Ce dernier a également manifesté de la sympathie pour Charles, accusé dans le passé de rigidité et de réserve en comparaison de son ex-épouse gracieuse et chaleureuse.
«Bonjour, prince Charles! Vous avez l’air encore mieux chaque fois que je vous vois», lui a déclaré M. Mandela lors du banquet offert en son honneur mardi au Cap.
Le lendemain, à Johannesburg, Charles a enfin adressé son plus beau compliment aux Spice Girls en affirmant qu’il était «impossible» de leur faire concurrence. «Le président Nelson Mandela et moi-même gardons encore les traces de cet engagement spécial», a-t-il dit, se référant à leur séance commune de photos samedi dernier.
Par petites touches, Charles a également, au fil de ses interventions publiques, laissé apparaître son intention de dépoussiérer la monarchie britannique.
«Dans le monde moderne, aucune institution ne peut survivre, et encore moins se développer harmonieusement, sans essayer de communiquer efficacement avec le public qu’elle sert», a-t-il dit au Swaziland.
A l’opposé des critiques formulées par la presse après la visite de sa mère en Inde, les commentaires qui ont accompagné la tournée africaine de Charles ont été, pour la première fois depuis longtemps, plutôt favorables.
Le «Daily Mail» (conservateur) a parlé de «brillant succès» et le «Guardian» (centre-gauche), pourtant peu suspect d’idolâtrie windsorienne, a qualifié Charles de «prince charmant». (Reuter, AFP)
Le prince de Galles s’est forgé une nouvelle image de «prince du peuple» en s’exprimant avec une chaleur inaccoutumée et avec gaieté durant les différentes étapes de son voyage de huit jours dans trois pays d’Afrique australe.Tant au Swaziland qu’au Lesotho et en Afrique du Sud, qu’il a quittée mercredi soir, le prince Charles est sorti de sa réserve toute royale pour plaisanter avec les journalistes qu’il n’avait jusqu’à présent pas la réputation de porter dans son cœur.Par moment, l’héritier de la Couronne d’Angleterre a même paru vouloir susciter l’hilarité, comme lorsqu’il a adopté une pose triomphale en tenant un bouclier de guerre zoulou dans un village du KwaZulu-Natal, à l’est de l’Afrique du Sud. Ou lorsqu’il a fait une grimace amusée en posant sa main sur du ciment frais pour y...