Un site du Parti communiste inauguré sur Internet permettra à ceux qui ont accès au réseau informatique mondial de rester en prise sur la situation dans le berceau de la révolution et de correspondre avec le chef du parti, Guennadi Ziouganov.
«Nous avons acquis des équipements modernes, nous disposons de notre page et l’utiliserons régulièrement (…). Aujourd’hui, nous avons officiellement mis en route le système technique», a déclaré Ziouganov à Reuters. Il a précisé que le site donnerait des informations sur le règlement et les projets du parti.
«Nous sommes un parti moderne qui garde le meilleur du passé mais se tourne vers l’avenir (…). Un parti moderne a besoin des technologies les plus avancées», a-t-il dit, ajoutant qu’il tenterait de répondre au courrier des visiteurs du site.
Des responsables du parti n’ont toutefois pas pu indiquer l’adresse du site, et une brève recherche sur Internet a fait apparaître une seule page au nom du Parti communiste, réalisée par un bénévole russe.
Ziouganov, lui, n’a pas indiqué s’il savait que la technologie qui a donné naissance au «Web» fut d’abord mise en œuvre pour protéger le réseau informatique tentaculaire du département d’Etat américain dans l’hypothèse d’une attaque nucléaire soviétique.
Cette inauguration coïncide avec l’anniversaire de la révolution d’Octobre 1917, qui intervient vendredi. Ziouganov l’a marqué avec un peu d’avance en allant déposer des gerbes mardi sur la Place rouge devant le tombeau du soldat inconnu et au mausolée de Lénine.
Il n’a guère paru préoccupé par les polémiques entourant le point de savoir s’il y a lieu de retirer la dépouille de son coffre de verre, où elle est exposée au public, afin qu’elle puisse enfin reposer en paix.
«Lénine a été enterré», a dit Ziouganov. «Nos pères et nos frères ont choisi cette manière de le faire».
Le communisme russe demeure bien vivant à l’approche de l’anniversaire de la révolution dont Lénine fut le maître d’œuvre, bien que l’unité reste un problème comme il le fut pour les courants bolchévique et menchévique d’antan.
Si Ziouganov a fait bonne figure l’an dernier en tant que candidat communiste à la présidence russe contre Boris Eltsine, nombre de groupes communistes ou nationalistes le jugent trop conciliant à l’égard du gouvernement.
Trois de ces groupes ont annoncé mardi, avec pour slogan «Le socialisme ou la mort», une nouvelle alliance politique répondant au nom d’Opposition radicale, en se disant prêts à défendre leurs idéaux jusqu’à la mort. (Reuters)


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