Boris Eltsine a «repris complètement ses activités», un an après son opération du cœur, a indiqué hier son chirurgien Renaît Aktchourine après avoir fait subir un électrocardiogramme au président russe.
Selon le Dr Aktchourine, cité par les agences russes, l’état de santé du chef de l’Etat, âgé de 66 ans, «ne suscite aucun doute». Au cours des 12 derniers mois, «il ne s’est jamais plaint de sa santé, n’a eu aucune sensation désagréable pendant son travail».
Les médecins qui suivent le président sont «convaincus de l’efficacité de la fonction du muscle cardiaque», a-t-il ajouté.
Le No 1 russe travaille 12 heures par jour et n’abandonne jamais ses dossiers même les jours de congé, selon lui.
M. Eltsine «suit à la lettre le régime qui lui a été conseillé, et qui limite notamment la quantité de graisse qu’il peut consommer».
Alors que les journalistes lui demandaient si ce régime autorisait M. Eltsine à boire de l’alcool, M. Aktchourine a simplement répondu: «la consommation de petites quantités de vin rouge, de l’ordre de 150 milligrammes par jour, permet d’éviter les surplus de cholestérol dans le sang».
Outre l’électrocardiogramme qu’il a subi hier, dont M. Aktchourine n’a pas détaillé le résultat, M. Eltsine «a promis de passer dans un jour ou deux un examen de coronarographie», a encore indiqué le chirurgien. Il devra aussi se soumettre à une batterie de teste qui ne nécessite pas d’hospitalisation, a indiqué M. Aktchourine sans dire à quelle date cela pourrait avoir lieu.
Le président russe a subi le 5 novembre 1996 un quintuple pontage coronarien qui l’a maintenu sept heures sur la table d’opération, le Dr Aktchourine bénéficiant pour la circonstance de l’assistance de l’éminent cardiologue américain Michael DeBakey.
Avant cette intervention, il avait été victime de plusieurs crises cardiaques, y compris une quelques jours avant sa réélection le 3 juillet 1996.
Après son opération, il a souffert d’une double pneumonie et n’a repris pleinement ses fonctions qu’en février 1997.
Depuis, M. Eltsine est revenu comme un lion sur la scène politique, relançant les réformes et n’hésitant pas à menacer de dissolution la majorité communiste et nationaliste qui domine la chambre basse du Parlement.


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