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Actualités - Chronologie

Pas de Rave Party sans drogues...

La culture «rave» a entraîné une hausse de la consommation de drogues, comme l’ecstasy, les amphétamines et le LSD dans l’Union européenne, relève l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.

«Le nombre d’utilisateurs occasionnels et réguliers de ces drogues a augmenté depuis l’avènement de la culture rave, à la fin des années 80, mais il reste largement minoritaire», affirme l’OEDT, dans son rapport annuel 1997 sur l’état du phénomène de la drogue dans l’Union européenne, présenté mardi à Lisbonne, au siège de cet organisme communautaire.
«Le nombre des consommateurs occasionnels est inférieur à 10% de l’ensemble des jeunes». La plupart sont «travailleurs ou étudiants, disposant de moyens financiers, et ne sont ni marginaux ni défavorisés».
Pour réduire les risques dûs à la consommation de ces stupéfiants, les organisations non gouvernementales «tentent de convaincre les propriétaires de boîtes de nuit et les organisateurs de soirées d’offrir des dispositifs en matière de sécurité tels que l’amélioration du système de ventilation, de l’eau potable et les premiers secours».
L’OEDT estime que «la répression peut parfois faire plus de mal que de bien, en encourageant par exemple l’organisation de soirées illégales dans des endroits éloignés».

Socialement intégrés

«De plus en plus, les nations d’Europe ont maintenant tendance à tenir un discours semblable en matière de drogues et de lutte contre la toxicomanie», se félicite le directeur de l’OEDT, Georges Estievenart.
Dans certains pays, le rapport relève une augmentation de «l’usage du crack ainsi que des drogues plus courantes comme la cocaïne, le cannabis et les amphétamines».
«Le cannabis est la drogue illicite la plus couramment consommée» dans l’UE, indique l’OEDT, «suivant les pays, de 5%-8% à 20%-30% de la population en a fait l’expérimentation». Le Maroc et la Colombie sont les principaux fournisseurs mais «la culture en appartement représente maintenant un élément important».
La consommation d’héroïne, «moins expérimentée par les populations européennes que la plupart des autres drogues (moins de 1% de la population en a consommé), entraîne des demandes de traitement, décès, infection par le VIH. «L’héroïne, précise le rapport, est la drogue principale (généralement 70-95%) mentionnée lors des admissions en traitement».
Le nombre de personnes ayant essayé de la cocaïne est plus important (1% à 4% de la population). «Les consommateurs ont tendance à être de jeunes adultes socialement intégrés qui en font une consommation intermittente», selon l’OEDT.
«Dans la majorité des pays, les amphétamines constituent la deuxième drogue illicite la plus fréquemment consommée, ajoute l’observatoire. Près de 3% des adultes en ont fait l’essai».
«Rave party» du mot anglais rave délire, à l’origine en Grande-Bretagne partie avec musique techno et consommation d’acide. (AFP)
La culture «rave» a entraîné une hausse de la consommation de drogues, comme l’ecstasy, les amphétamines et le LSD dans l’Union européenne, relève l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.«Le nombre d’utilisateurs occasionnels et réguliers de ces drogues a augmenté depuis l’avènement de la culture rave, à la fin des années 80, mais il reste largement minoritaire», affirme l’OEDT, dans son rapport annuel 1997 sur l’état du phénomène de la drogue dans l’Union européenne, présenté mardi à Lisbonne, au siège de cet organisme communautaire.«Le nombre des consommateurs occasionnels est inférieur à 10% de l’ensemble des jeunes». La plupart sont «travailleurs ou étudiants, disposant de moyens financiers, et ne sont ni marginaux ni défavorisés».Pour réduire les risques dûs à la...