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Actualités - Chronologie

Marlène, fin de siècle

Elle fut l’inoubliable «Ange bleu». On la surnomma longtemps «l’Impératrice rouge»... C’est dire qu’avec Marlène Dietrich, le siècle avec lequel elle naquit en aura vu de toutes les couleurs. D’où l’intérêt que présente la vente aux enchères des biens qui furent les siens.
Plus de cinq ans après la disparition de Marlène Dietrich à Paris, des objets lui ayant appartenu et des souvenirs religieusement conservés dans son appartement new-yorkais viennent d’être vendus aux enchères à Beverly Hills par Sotheby’s.
Certes, la légendaire actrice de «L’Ange Bleu» passa les dernières années de sa vie à Paris, y fêtant ses 90 ans, mais son appartement, au dernier étage, sur l’élégante Park Avenue de Manhattan fut de tout temps sa résidence officielle et surtout son seul bien.
Jusqu’à il y a peu, cet appartement était resté intact, rien n’avait été bougé, après son dernier séjour.
«Pendant longtemps, nous avons conservé l’appartement comme elle l’avait laissé, gardant intact son souvenir mais de façon privée», dit un des petits-enfants de Marlène, Peter Riva, 46 ans, qui avec sa mère, Maria Riva et ses trois frères, a décidé de vendre tout ce qui avait appartenu à la mythique star, née avec ce siècle à Berlin.
«Maintenant est venu le moment de partager tous ces souvenirs avec le public et de les transmettre à des personnes qui, nous le souhaitons, les apprécieront, comme nous mêmes les avons appréciés», ajoute Peter lors de la présentation des objets mis à l’enchère.
Parmi tous ces objets, tous ces souvenirs personnels de Marlène Dietrich, il y avait des meubles, des tableaux, des livres, des photographies, des vêtements, et aussi des lettres qu’elle avait reçues d’amis ayant pour noms Ernest Hemingway, George Bernard Shaw ou Orson Welles, entre autres expéditeurs.
Sans oublier tous ces innombrables cadeaux que la créature de Josef von Sternberg, vamp fatale et irréelle, s’était vu offrir venant de ses amants, amantes et amis.
Par exemple, l’écrivain américain Erich Maria Remarque, également d’origine allemande, lui avait offert «Les saules avec des vaches» de Camille Corot, peintre et dessinateur français (1796-1875). Ce Corot avait pour prix de base chez Sotheby’s entre 70.000 et 90.000 dollars. Il s’agissait de l’objet dont l’estimation était la plus élevée, la collection d’objets, dans son ensemble, ayant été estimée à environ 30,000 dollars.
«Le montant de base de la vente était bas, très bas», a précisé David, 35 ans, le plus jeune des petits-fils de Marlène, qui a souligné que ce n’est pas l’appât du gain qui fut déterminant dans la décision de proposer aux enchères cette partie de la vie privée de son illustre grand-mère. Une bonne partie des documents relatifs à sa carrière et à la vie publique de la star avait été vendue au gouvernement allemand en 1993, par la famille Riva.


Pour 25 dollars

«Bien des objets, samedi, avaient un prix initial aussi bas que 25 dollars», a indiqué encore le jeune David.
Entre autres pièces intéressantes du lot, figurait une table de salle à manger d’origine française, de style rustique que lui avait fait parvenir, le lendemain d’un dîner, chez elle, Hemingway. Il est vrai que ce dîner avait manqué de confort, l’actrice et l’auteur du «Vieil homme et la mer» ayant dîné... sur des caisses en carton.
Figuraient également une reproduction de «La Cène» de Salvador Dali, portant une dédicace de la main du Catalan, un porte-cigarette que lui offrit Gary Cooper, ainsi que des vêtements portés par Marlène, qui toute sa vie eut le plus grand souci, jusqu’à l’obsession, de ses tenues, lors de ses apparitions publiques et créés par Balenciaga, Dior, Chanel ou encore Courrèges.
«Elle a toujours pensé, à tort ou à raison, qu’elle n’avait pas beaucoup de talent comme actrice. Donc elle travailla dur pour compenser ce qu’elle considérait comme un manque de talent», dit encore David, qui a le souvenir d’une grand-mère grande dame qui, par ailleurs, était enchantée de faire la cuisine pour la famille.
Marlène, on le sait, ne fut pas qu’une très grande actrice, entrée dans la légende du cinéma, elle fut aussi une chanteuse à la voix pénétrante. Elle dut également une partie de sa célébrité à ses nombreuses conquêtes. On citera Yul Brynner, Kirk Douglas, Jean Gabin et aussi Edith Piaf.
«Elle adorait ceux qui avaient du talent, n’importe quel type de talent», ajoute David, selon lequel, «Dans sa jeunesse, ça l’a conduite à avoir des flirts indifféremment avec des hommes et des femmes», mais il s’agissait d’amours partagées.
David dit encore que bien de ces hommes et femmes étaient présents samedi, à travers tous les cadeaux qu’ils firent à «l’Impératrice rouge». (AFP)
Elle fut l’inoubliable «Ange bleu». On la surnomma longtemps «l’Impératrice rouge»... C’est dire qu’avec Marlène Dietrich, le siècle avec lequel elle naquit en aura vu de toutes les couleurs. D’où l’intérêt que présente la vente aux enchères des biens qui furent les siens.Plus de cinq ans après la disparition de Marlène Dietrich à Paris, des objets lui ayant appartenu et des souvenirs religieusement conservés dans son appartement new-yorkais viennent d’être vendus aux enchères à Beverly Hills par Sotheby’s.Certes, la légendaire actrice de «L’Ange Bleu» passa les dernières années de sa vie à Paris, y fêtant ses 90 ans, mais son appartement, au dernier étage, sur l’élégante Park Avenue de Manhattan fut de tout temps sa résidence officielle et surtout son seul bien.Jusqu’à il y a peu, cet...