Cette journée a été articulée autour de deux axes: le premier à travers des contacts individuels entre les étudiants et les responsables du recrutement qui ont permis aux premiers d’évaluer leurs salaires sur le marché, mais aussi d’entrevoir des possibilités concrètes de recrutement. Ensuite, la formation de tables rondes autour de l’emploi dans les secteurs des marchés financiers, de la banque, des assurances, de l’industrie et les nouvelles technologies ont été significatives pour les uns et les autres. Sous l’habileté des étudiants, les chefs d’entreprise se sont mis à nu et rapidement un dialogue direct a permis de rompre la glace. «C’est de ce dialogue nécessaire au développement des entreprises que naît une nouvelle mentalité d’entreprise au Liban» nous assure M. Ourset.
Si l’industrie libanaise a encore beaucoup de mal à dresser ces repères, les emplois dans ce domaine semblent intéressants pour un premier poste, même si le secteur ne peut promettre aux jeunes une longue et riche carrière; au contraire de celles invoquées par M. Ehrentrant, directeur général de la banque «Libano-Française». En effet, les multiples métiers issus du domaine bancaire offrent visiblement de nombreux emplois pour ces jeunes qui ont une formation dans divers métiers (génie civil, commercial, informatique etc.) complétée par une éducation théorique et pratique à la gestion.
Des nouvelles possibilités de s’exporter sans s’expatrier ont été aussi soulignées par M. Joe Faddoul, informaticien de renommée internationale. Pour exemple, une firme américaine a installé un service de réparation d’électroménager par téléphone au Maroc. Résultat: près de 4.000 emplois créés dans un pays hors des limites géographiques du siège social de la société. Pourquoi le Liban ne développerait-il pas ces nouveaux métiers via les autoroutes de la télécommunication? Les Libanais pourraient ainsi conjuguer leur amour du pays et leur passion pour l’exportation.
Autre salle, autre sujet: un exposé sur les métiers de l’assurance a permis une prise de conscience des plans retraite au Liban et de leur difficulté d’être mis au point.
Essai donc réussi, pour un premier contact, premier dialogue entre les étudiants qui ont pu ainsi trouver des points d’ancrage entre leur formation et la vie active et pour les chefs d’entreprise qui ont assurément trouver en l’«ESA» un creuset pour la «relève»...
Gérard de HAUTEVILLE


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