Kim Hyun-Chul, 37 ans, avait été arrêté le 17 mai dernier et condamné le 13 octobre à trois ans d’emprisonnement et à 1,57 million de dollars d’amende pour trafic d’influence et fraude fiscale.
Un tribunal de Séoul a répondu positivement lundi à la requête de ses avocats de le libérer sous caution en attendant la décision de la cour d’appel, selon la chaîne de télévision Yonhap (YTN).
Selon YTN, le tribunal a retenu l’argument selon lequel Kim Hyun-Chul ne pouvait pas être maintenu en détention en raison de l’aggravation de son état de santé.
Le montant de la caution a été fixé à 100 millions de won (105.236 dollars), selon YTN.
Le fils cadet du président sud-coréen a quitté la prison de Séoul à bord d’une limousine appartenant à la Maison Bleue, le palais présidentiel, pour être conduit à sa résidence dans la capitale où sa famille l’attendait, selon cette chaîne de télévision.
Kim Hyun-Chul avait été condamné dans le cadre de la déconfiture du trust Hanbo impliquant hommes politiques et milieux d’affaires depuis janvier. Le tribunal avait également ordonné la confiscation de 569.000 dollars extorqués par Kim Hyun-Chul à des hommes d’affaires dont l’un, Shin Young-Hwan, patron du groupe Shinsung, était son ami d’université.
Il était accusé d’avoir perçu 6,6 milliards de won (7,4 millions de dollars) de 6 hommes d’affaires dont 3,22 milliards de won (3,6 millions de dollars) versés en échange d’influences diverses. Il est également accusé de n’avoir pas déclaré au fisc une somme de 2,8 milliards de won (3,1 millions de dollars) reçus de plusieurs entreprises.
En mars dernier, le parquet avait blanchi le fils du président, qui était désigné par l’opposition comme l’un des organisateurs d’une très importante affaire de pots-de-vin impliquant le groupe industriel Hanbo.
La faillite, en janvier, de Hanbo devait révéler une vaste collusion entre hommes politiques et milieux d’affaires, des pratiques de pots-de-vin et trafic d’influence. (AFP)


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