«Au XXIe siècle, la Chine sera devenue un pays fort, démocratique et culturellement avancé», a promis M. Jiang devant un parterre de quelque 900 membres de la communauté chinoise rassemblés à l’hôtel Biltmore.
Ces déclarations sont intervenues alors que les relations sino-américaines s’étaient gravement détériorées après la répression des manifestations pacifiques de la place Tiananmen à Pékin en juin 1989.
En outre, durant son voyage aux Etats-Unis, le président chinois a été constamment soumis à la pression de manifestants qui réclament le respect des droits de l’homme en Chine.
Un millier d’entre eux s’étaient encore donné rendez-vous un peu plus tôt dimanche devant un autre hôtel, le Beverly Hilton, où M. Jiang prononçait alors un discours devant des chefs d’entreprise et des responsables politiques.
Les protestataires arboraient notamment des pancartes sur lesquelles était écrit «Sauvez le Tibet maintenant!» ou «Arrêtez le génocide au Tibet!»
Lors de son intervention à l’hôtel Biltmore, M. Jiang a estimé que la Chine et les Etats-Unis ne devaient pas admettre que les différences idéologiques entre les deux pays constituent des «barrières dans le développement des relations». «Les deux parties sont convenues que les différences entre elles devaient être abordées dans le cadre d’un respect mutuel», a ajouté le président.
Selon des diplomates en poste à Pékin, M. Jiang a obtenu au cours de son séjour aux Etats-Unis l’essentiel de ce qu’il était venu chercher: une reconnaissance internationale qui renforce sa position sur la scène intérieure chinoise. (AFP)


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