Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renoncé à annuler les élections primaires au sein de son parti à la suite d’une fronde générale au Likoud, a rapporté hier la radio publique.
Le premier ministre a décidé de reporter de plusieurs mois l’examen par le prochain congrès du Likoud de son projet d’annulation des primaires pour désigner les candidats du parti au poste de premier ministre, de députés, et de maires des grandes villes.
M. Netanyahu souhaitait en particulier être désigné sans élection comme candidat automatique du Likoud en cas d’élections anticipées.
Ce texte devrait être initialement discuté dimanche prochain devant le congrès, mais le premier ministre s’est retrouvé totalement isolé.
Tous les caciques de son parti, tels le ministre des Infrastructures nationales, Ariel Sharon, le ministre de la Défense, Yitzhak Mordehaï, les maires de Jérusalem, Ehud Olmert, et de Tel-Aviv, Roni Millo, ont dénoncé les projets «anti-démocratiques» de M. Netanyahu, a ajouté la radio.
«Il a peur de la compétition et ne pense pas avoir le soutien de son propre parti», a déclaré M. Olmert qui s’est félicité du report du projet des primaires.
Des proches de M. Netanyahu cités par la radio ont réagi en affirmant que les responsables du Likoud «feraient mieux de ne pas triompher trop tôt et qu’ils ne perdent rien pour attendre».
Ces proches du premier ministre avaient laissé entendre en octobre que le chef du gouvernement souhaitait abandonner le système des primaires, utilisé depuis 1996, qui permet aux quelque 200.000 membres du Likoud de choisir les candidats du parti aux législatives.
Auparavant, les candidats étaient choisis par les 2.500 membres du comité central du Likoud contrôlé actuellement par les partisans de M. Netanyahu.
Des députés du Likoud et de l’opposition ont déposé lundi dernier un projet de loi au Parlement selon lequel tout parti disposant de plus de dix députés doit organiser des primaires. Le Likoud dispose de 32 députés.
Les prochaines élections législatives sont normalement prévues en l’an 2000. (AFP)


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