Mary McAleese, la nouvelle présidente irlandaise, est une universitaire vive et sûre d’elle qui représente l’une des valeurs sûres de sa génération.
Professeur de droit, ancienne journaliste et catholique convaincue, c’est une nationaliste fervente.
Mme McAleese sera aussi le premier chef de l’Etat irlandais né dans la province britannique nord-irlandaise. Elle a grandi à Ardoyne, un quartier nationaliste de Belfast, souvent en proie à la violence intercommunautaire.
Il y a trois ans, elle est devenue la première femme à occuper le poste de vice-doyen de la prestigieuse université de Belfast.
Mais elle ne sera pas la première femme présidente de l’Eire, puisque son prédécesseur, Mary Robinson, a ouvert la voie il y a sept ans avant de devenir Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme.
Les deux femmes ont un autre point commun. A 24 ans, après ses études de droit et son inscription au barreau, Mary McAleese devient professeur de droit au Trinity College de Dublin, une fonction précédemment exercée par Mary Robinson.
Mère de tois enfants et épouse d’un dentiste, Mary McAleese incarne, selon ses partisans, la femme moderne dans une Irlande en complète transformation.
Son assurance symbolise une identité irlandaise renouvelée et sûre d’elle-même, telle que l’a défendue la première Mary en transformant le rôle purement du chef de l’Etat en fonction d’avant-garde.
«L’Irlande est désormais une société complexe où les anciens stéréotypes n’ont plus cours», explique Mary McAleese.
Grâce à son envergure universitaire, son éloquence d’avocat, servies par une aisance face à la caméra, elle a réussi a obtenir l’investiture du Fianna Fail, le parti du centre-droit au pouvoir, en dépit des ses origines nord-irlandaises. (Reuter).


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