Se basant sur les statistiques du système européen de comptes économiques, harmonisées par Eurostat, l’institut observe que l’augmentation de 0,4 point accusée l’an dernier s’est répartie de façon à peu près égale entre les impôts et les cotisations sociales. Ces dernières s’en sont trouvées portées à un niveau jamais atteint, représentant plus de 15% du PIB.
En 1996, le taux global de prélèvements obligatoires est resté stable ou en diminution dans près de la moitié des 15 pays membres, notamment en Allemagne (à 42,0% du PIB), au Luxembourg (43,0%), aux Pays-Bas (45,2%) et au Royaume-Uni (35,9%).
Mais il a augmenté dans sept pays et surtout en Suède où il est passé en un an de 50,9% à 55,2%, taux le plus élevé de l’Union européenne.
Depuis 1980, le taux des prélèvements obligatoires a augmenté de 3,7 points dans l’UE, suivant un profil de hausse quasiment ininterrompu. Les plus importantes hausses ont été supportées en Italie (+12,2 points), en Finlande (+11,9%) et au Portugal (+10,6%), alors que les baisses de pression fiscale et sociale ont été limitées à 0,8 point (Pays-Bas) ou à 0,2 point (Royaume-Uni), à la seule exception du Luxembourg (-3,3 points).
De son côté, la France a vu ses prélèvements obligatoires augmenter de 1,0 point durant l’année 1996 où ils ont atteint un plus haut historique de 45,5%. Depuis 1980, leur progression a été de 3,8 points.
A ce niveau, la France se situe malgré tout dans le milieu du tableau, à la tête duquel caracolent l’Irlande et l’Espagne avec des taux de prélèvements limités à 34,4% et 35,2% seulement.
Cette première place de l’Irlande - ses prélèvements ont évolué entre 34,4% et 39,5% au cours des seize dernières années — s’explique avant tout par la faiblesse des cotisations sociales. Elles n’y représentent que 4,9% du PIB contre une moyenne de 15,3% du PIB dans l’Union. Elle n’est ici devancée que par le Danemark (1,7%).
A l’opposé, la France est le pays de l’Union qui enregistre le taux de cotisations sociales le plus élevé (19,5%). La contrepartie pour elle est de figurer parmi les pays où la pression fiscale est la plus faible. Avec 26,0% du PIB, elle n’est devancée que par l’Espagne (22,4%), alors qu’à l’opposé, au Danemark, les impôts correspondent à plus de la moitié de la richesse nationale.
Le PIB par habitant (en écus) et le taux des prélèvements obligatoires sont nettement et positivement corrélés, ajoute l’Insee qui en conclut à des prélèvements fiscaux et sociaux plus importants dans les pays de l’Union à niveau de vie élevé. (Reuter)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir