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Actualités - Chronologie

Les combats interkurdes en Irak désorganisent les plans turcs de sécurité

La reprise des combats dans le nord de l’Irak entre les deux factions kurdes irakiennes rivales gêne les plans d’Ankara d’utiliser l’une de ces factions contre les rebelles kurdes du PKK, à la manière dont Israël procède au Liban-sud, a-t-on indiqué de source occidentale à Ankara.
«Selon nous, la Turquie se prépare à utiliser le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) contre ses séparatistes kurdes, comme Israël utilise l’Armée du Liban-sud pour combattre le Hezbollah», a déclaré cette source spécialiste du dossier kurde.
«Mais les combats contre l’autre grand groupe kurde d’Irak, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) affaiblissent le PDK et son rôle dans la lutte contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan» (PKK, séparatiste), qui est en rébellion contre Ankara pour la création d’un Etat kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie, a-t-elle ajouté.
Le PDK de Massoud Barzani est l’allié déclaré d’Ankara depuis l’incursion de l’armée turque de mai dernier dans le nord de l’Irak contre le PKK, en échange d’une aide militaire et financière et d’une promesse de repeupler les villages frontaliers.
Des centaines de ces villages avaient été évacués dans les années 70 lors de combats sanglants entre les Kurdes d’Irak et le gouvernement de Bagdad.
«Quand nous aurons repeuplé les villages, ce qui permettra de contrôler la frontière, les problèmes de sécurité dus aux activités terroristes du PKK seront largement résolus», a déclaré un responsable du PDK à l’AFP.
Le PKK utilise le nord de l’Irak comme base arrière pour lancer des attaques en territoire turc.
Le souci de sécurité de la Turquie face au PKK l’ont forcée à s’allier pour la première fois avec le PDK contre l’UPK de Jalal Talabani, bien qu’Ankara soit resté neutre dans le précédents conflits entre les Kurdes d’Irak, a estimé la source occidentale.
L’UPK a accusé les avions turcs d’avoir bombardé ses positions pour soutenir le PDK depuis le 13 octobre quand les deux groupes kurdes ont repris leurs combats après un cessez-le-feu d’un an.
L’UPK a apparemment gagné du terrain dans ces combats. Ankara a démenti officiellement avoir pris parti pour le PDK, affirmant que ses raids aériens ne visaient que le PKK.
«Malgré le souhait initial de la Turquie de ne pas s’impliquer dans les hostilités entre Kurdes d’Irak, les parties au conflit sont maintenant claires: d’un côté la Turquie et le PDK, de l’autre l’UPK et le PKK, bien que l’UPK démente toute collaboration avec les Kurdes de Turquie», a ajouté cette source.
Des milliers de soldats turcs, alliés au PDK, sont engagés depuis le 23 septembre dans une opération pour détruire les bases du PKK dans le nord de l’Irak, la deuxième incursion turque cette année. Mais la zone de cette opération est située au nord du théâtre des combats PDK-UPK.
«Le résultat est que le PDK a été affaibli par l’obligation de combattre sur deux fronts et la Turquie est obligée de soutenir son allié», a encore dit la source.
La semaine dernière, des responsables turcs ont évoqué publiquement l’existence d’une zone de sécurité dans le nord de l’Irak, sans donner de détails.
«C’est une référence à un arrangement semblable au mécanisme de sécurité d’Israël dans le Liban-sud pas à l’établissement d’une zone-tampon vidée de ses habitants où seules les troupes turques seraient déployées», a-t-elle estimé.
L’armée du Liban-sud (ALS), milice soutenue par Israël, aide l’Etat hébreu à contrôler une «zone de sécurité» au Liban-sud, créée en 1985 pour protéger la frontière nord d’Israël contre les attaques des résistants libanais.
Selon les analystes, le PDK et l’UPK comptent chacun environ 30.000 peshmergas alors que le PKK n’en a que 8.000. Mais le PKK est apparemment mieux équipé et entraîné que le PDK. (AFP)
La reprise des combats dans le nord de l’Irak entre les deux factions kurdes irakiennes rivales gêne les plans d’Ankara d’utiliser l’une de ces factions contre les rebelles kurdes du PKK, à la manière dont Israël procède au Liban-sud, a-t-on indiqué de source occidentale à Ankara.«Selon nous, la Turquie se prépare à utiliser le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) contre ses séparatistes kurdes, comme Israël utilise l’Armée du Liban-sud pour combattre le Hezbollah», a déclaré cette source spécialiste du dossier kurde.«Mais les combats contre l’autre grand groupe kurde d’Irak, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) affaiblissent le PDK et son rôle dans la lutte contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan» (PKK, séparatiste), qui est en rébellion contre Ankara pour la création d’un Etat kurde...