Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Total partenaire du plus grand projet pétrolier sous-marin du monde

Le gisement d’Aasgard, en mer du Nord à 200 km des côtes norvégiennes, dans lequel Total (France) est associé, est le plus grand projet pétrolier sous-marin au monde développé avec des technologies révolutionnaires dont certaines dérivées des submersibles nucléaires.
Ce champ géant de pétrole et de gaz, situé entre 2.300 et 4.870m sous le fond de la mer dans l’Haltenbanken norvégien, contient des réserves estimées à 2,2 milliards de barils équivalent pétrole (bep).
Inimaginable il y a encore cinq ans techniquement et économiquement, la mise en production de ce champ commencera à l’automne 1998 et les exportations de gaz deux ans plus tard. L’investissement total est de 40 milliards de francs, à partager entre tous les partenaires dont le principal est le norvégien Statoil (60,50%).
En 2007, Aasgard fournira à lui seul quelque 10 milliards de m3 de gaz par an aux pays d’Europe, soit 15% des livraisons de gaz norvégien. Le champ produira également quelque 200,000 barils/jour de pétrole et 100.000 b/j de condensats, soit 10% de la production pétrolière norvégienne.
Pour développer Aasgard, il a fallu imaginer des technologies futuristes. Les énormes plates-formes pétrolières en béton posées sur le fond de la mer, telles qu’on les construisait il y a encore deux ans, sont complètement dépassées. Désormais c’est le règne du flottant, du flexible et du sous-marin.

Un gigantesque jeu de Lego

Aasgard sera composé d’une plate-forme flottante, la plus importante jamais construite (100.000 tonnes), consacrée au gaz. Elle sera reliée par des câbles flexibles à 59 têtes de puits sous-marins révolutionnaires, fabriquées dans les ateliers de la société KOS près d’Oslo.
«C’est comme un gigantesque jeu de Lego», explique Carl Steenstrup, directeur commercial de KOS. «Il suffit de concevoir tous les éléments standardisés qui s’emboîtent les uns dans les autres. Ensuite, ils sont mis en place et assemblés au fond de la mer par des robots sous-marins téléguidés à partir d’un bateau à la surface, l’homme ne descend plus à ces profondeurs».
Avec ces nouvelles technologies, où l’informatique joue un rôle déterminant, les coûts d’installation et de production ont été réduits de 40% et les investissements de 10% en 5 ans, selon KOS. En quelques années, on a baissé de 30 à 15 dollars le baril la rentabilité des champs.
Quant au pétrole, il sera exploité à partir non pas d’une plate-forme mais d’un bateau de production, actuellement en construction au Japon. Ce navire, ancré en mer, tournera au gré des vagues autour d’un axe relié aux puits sous-marins par des câbles flexibles. Au total, 300 km de tuyaux flexibles seront utilisés sur le site.

Avancées technologiques spectaculaires

Ce bateau servira également de stockage du pétrole brut que des tankers viendront régulièrement charger. Quant au gaz, il sera transporté à terre via 700 km de pipeline.
De nouvelles techniques de transport multiphasique permettent de mettre dans un tuyau le mélange pétrole, gaz, condensat et de le traiter dans des installations spécialisées à terre au lieu de le faire séparément sur les plates-formes.
Les avancées sont également spectaculaires avec les forages horizontaux qui permettent de récupérer des hydrocarbures dans des conditions et à des distances jugées impossibles il y a quelques années. Autre nouveauté: les injections de gaz miscible (qui peut se mêler à une autre substance) permettent de décoller les gouttelettes de pétrole prisonnières de la roche après le premier pompage, améliorant de 16% la récupération. Une technique déjà utilisée sur le champ britannique d’Alwyn. (AFP)
Le gisement d’Aasgard, en mer du Nord à 200 km des côtes norvégiennes, dans lequel Total (France) est associé, est le plus grand projet pétrolier sous-marin au monde développé avec des technologies révolutionnaires dont certaines dérivées des submersibles nucléaires.Ce champ géant de pétrole et de gaz, situé entre 2.300 et 4.870m sous le fond de la mer dans l’Haltenbanken norvégien, contient des réserves estimées à 2,2 milliards de barils équivalent pétrole (bep).Inimaginable il y a encore cinq ans techniquement et économiquement, la mise en production de ce champ commencera à l’automne 1998 et les exportations de gaz deux ans plus tard. L’investissement total est de 40 milliards de francs, à partager entre tous les partenaires dont le principal est le norvégien Statoil (60,50%).En 2007, Aasgard fournira...