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Actualités - Chronologie

100.000 volts et 70 ans

Idole avant la lettre (les premiers fauteuils cassés à l’Olympia, célèbre music-hall parisien, furent pour lui), François Silly, alias Gilbert Bécaud, fête ses 70 ans vendredi.
L’anniversaire précède de quelques jours les retrouvailles du chanteur aux éternelles cravates à pois avec une salle dont il est la mascotte: l’Olympia. Bécaud aura l’honneur, à compter du 13 novembre, d’essuyer les plâtre du music-hall rénové après six mois de travaux, où il s’était produit une trentaine de fois depuis la fondation de l’établissement par Bruno Coquatix en 1954.
Gilbert Bécaud, né à Toulon (sud de la France), comme Charles Trénet avant lui, a introduit le swing dans les mots, bousculant les prudences d’une chanson française toujours révérencieuse à l’égard du verbe. Dans les années 50, Bécaud a enflammé les jeunes, et les adolescentes en particulier.

Amade—Delanoë

D’abord accompagnateur du chanteur Jacques Pills, le jeune Bécaud rencontre sur son chemin Edith Piaf. Elle lui écrit les paroles de «Et ça gueule ça, Madame» (1952) et, surtout, lui présente un homme qui aura un rôle prépondérant dans sa carrière, le parolier Louis Amade, préfet et poète.
Amade et Pierre Delanoë, autre pièce essentielle de la «galaxie» Bécaud, seront ses deux partenaires d’écriture privilégiés. A eux trois, ils composeront l’essentiel de la vingtaine de tubes qui ont jalonné une carrière d’une exceptionnelle longévité: «Je t’appartiens» (1955), «Les marchés de Provence» (1956), «Le jour où la pluie viendra» (1957), «Et maintenant» (1961), qui dans son adaptation anglaise, «What Now my Love», connaîtra quelque 150 reprises, dont celles de Shirley Bassey, Barbra Streisand et Sarah Vaughan.
Il y aura encore ces chansons au contenu politique, un peu «réac» comme «Tu le regretteras» (1965, salut à de Gaulle). Pourtant, d’une manière inattendue, en janvier dernier, Bécaud s’était illustré en prenant partie en faveur du groupe NTM, suite à la condamnation des deux rappeurs parisiens à trois mois de prison ferme, peine ramenée depuis à deux mois d’emprisonnement avec sursis.
Mais l’essentiel de Bécaud réside dans ses chansons sentimentales; «Nathalie», «L’important c’est la rose», «Je reviens te chercher», «Quand il est mort le poète», «La solitude ça n’existe pas».
Chanteur international (comme Trénet et Aznavour), il passe beaucoup de temps en tournée à l’étranger. Aux Etats-Unis notamment, il monte en 1986 à Broadway «Madame Rosa», comédie musicale adaptée du roman prix Goncourt d’Emile Ajar/Romain Gary «La vie devant soi». Cette œuvre est restée inédite en France, ce qui, avec l’échec de son «Opéra d’Aran», monté au théâtre des Champs-Elysées en 1962, constitue un des deux grands regrets d’une carrière qui n’a pas été chiche en succès. (AFP)
Idole avant la lettre (les premiers fauteuils cassés à l’Olympia, célèbre music-hall parisien, furent pour lui), François Silly, alias Gilbert Bécaud, fête ses 70 ans vendredi.L’anniversaire précède de quelques jours les retrouvailles du chanteur aux éternelles cravates à pois avec une salle dont il est la mascotte: l’Olympia. Bécaud aura l’honneur, à compter du 13 novembre, d’essuyer les plâtre du music-hall rénové après six mois de travaux, où il s’était produit une trentaine de fois depuis la fondation de l’établissement par Bruno Coquatix en 1954.Gilbert Bécaud, né à Toulon (sud de la France), comme Charles Trénet avant lui, a introduit le swing dans les mots, bousculant les prudences d’une chanson française toujours révérencieuse à l’égard du verbe. Dans les années 50, Bécaud a...