Quelques mois avant que leur existence soit révélée devant la commission d’enquête du Sénat, le président Richrd Nixon avait donné l’ordre de détruire les enregistrements de conversations secrètes à la Maison-Blanche, relatives à l’affaire du Watergate, écrit jeudi le «Washington Post».
Nixon avait démissionné en août 1974, durant les auditions du Sénat mises en place sur l’affaire du Watergate — l’intrusion d’«espions» de l’autre camp au siège du Parti démocrate durant la campagne des présidentielles.
«Ces conversations jusque là impubliées, parmi des centaines retranscrites pour le «Washington Post» et «Newsweek», montrent que Nixon avait rapidement compris le danger que représentaient pour lui ces enregistrements», affirme-t-on dans le «Washington Post».
«Ce que Nixon n’a pas mentionné dans ses mémoires, c’est sa décision initiale de faire détruire les enregistrements avant qu’une tierce partie n’en découvre l’existence, et sa volonté — qui aurait pu sauver son mandat — de les utiliser de manière sélective, pour sa propre défense et pour son autobiographie», rapporte le «Washington Post».
On pensait jusque-là que Nixon n’avait pas manifesté la volonté de faire détruire les enregistrements, dont l’existence a été révélée devant la commission d’enquête du Sénat sur le Watergate en juillet 1973 par un collaborateur de la Maison-Blanche, Alexander Butterfield. (Reuter)


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