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Actualités - Chronologie

UBU sous les tropiques


Mme Cabrera Morales, médecin de famille dans le quartier de la «Vieille Havane», avait bien été autorisée à déménager dans un autre quartier de la capitale, le «Centro Habana», pour y exercer comme médecin spécialiste.

Ce qu’elle fit, cet été, avec son mari Rodolfo Cabrera Morales, capitaine dans l’armée cubaine. Jusque-là tout se passa bien. Mais il y eut un hic.
Le couple changea bien de domicile, mais... sans leur enfant de trois ans, faute d’autorisation le concernant.
C’est le père lui-même, qui vient de relater, pour s’en plaindre, cette «délicate situation» familiale dans une lettre au quotidien Granma qui l’a publiée dans son courrier des lecteurs.
En fait, le sort réservé à l’enfant, qui depuis trois mois ne vit pas sous le toit de ses parents, relève d’une rigoureuse interprétation d’un décret-loi en vigueur depuis cette année.
Le décret-loi 217 régule les migrations d’habitants des provinces vers la Havane, mais aussi les migrations d’un quartier à l’autre dans la capitale même. Cela, pour éviter une saturation de la capitale et de quartiers déjà surpeuplés, La Havane étant confrontée, avec ses 2,2 millions d’habitants à de sérieux problèmes de logement.
Rodolfo Cabrera précise dans sa lettre qu’il dut entreprendre, en vain pour le moment, une série de démarches «fastidieuses», pour que son fils, aujourd’hui perdu dans un labyrinthe bureaucratique, puisse intégrer le nouveau domicile familial.
Elles allaient, entre autres pièces à fournir, d’une lettre de consentement, précisant la composition du foyer, au titre officiel du logement, en passant par un acte d’urbanisme et la dernière quittance de loyer.
Le père interroge: «Une procédure si implacable est-elle nécessaire pour autoriser un enfant en bas âge à vivre avec ses parents?». Mais Rodolfo est confiant sur l’issue de cette affaire: «Notre société ne va pas permettre qu’un enfant reste désemparé dans nos rues parce qu’il n’a pas d’autre endroit pour vivre».
Dans sa réponse, le journal Granma, organe officiel du PC cubain, est catégorique: le silence qu’observe l’Institut national du logement (INL) sur ce cas, relève, écrit-il, d’une violation de la Constitution. Les autorités de l’INL, ajoute Granma, «sont dans l’obligation d’être réceptives et d’éviter les décisions stéréotypées». (AFP)
Mme Cabrera Morales, médecin de famille dans le quartier de la «Vieille Havane», avait bien été autorisée à déménager dans un autre quartier de la capitale, le «Centro Habana», pour y exercer comme médecin spécialiste.Ce qu’elle fit, cet été, avec son mari Rodolfo Cabrera Morales, capitaine dans l’armée cubaine. Jusque-là tout se passa bien. Mais il y eut un hic.Le couple changea bien de domicile, mais... sans leur enfant de trois ans, faute d’autorisation le concernant.C’est le père lui-même, qui vient de relater, pour s’en plaindre, cette «délicate situation» familiale dans une lettre au quotidien Granma qui l’a publiée dans son courrier des lecteurs.En fait, le sort réservé à l’enfant, qui depuis trois mois ne vit pas sous le toit de ses parents, relève d’une rigoureuse interprétation d’un...