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Actualités - Chronologie

Difficile de dire jusqu'où nous pouvons aller

Pour Patrick Zecha, responsable de la recherche du courtier malaisien Souch Johor Securities, les intervenants ne pensent qu’à se débarrasser de leurs avoirs, persuadés que le marché boursier mondial est menacé d’implosion. «Il est difficile de dire jusqu’où nous allons pouvoir aller», affirme-t-il.
Pour Andrew Johnston, analyste chez Strategic Financial Planning à Bangkok, «le sentiment existe désormais que l’image de Hong Kong en tant que bastion de stabilité en Asie (…) pourrait être fallacieuse et que la solidité montrée dans d’autres crises pourrait être une affaire du passé».
«La pilule est difficile à avaler et dans toute la région les investisseurs sont très prudents car la faiblesse actuelle des marchés les oblige à revoir entièrement leur stratégie», a dit M. Johnston.
Pour un intervenant malaisien, les marchés financiers américains ont finalement été rattrapés par la crise en Asie du sud-est. «Il y a d’immenses craintes que le ralentissement prévu en Asie affecte les résultats des multinationales américaines qui se sont diversifiées dans la région».
Caesar Tanquingcen, gestionnaire chez le courtier philipin IB Gimenez Securities, fait remonter la chute boursière à la crise monétaire régionale déclenchée en juillet dernier par la dévaluation du baht thaïlandais.
«La crise monétaire internationale a créé un cercle vicieux qui va sans aucun doute affecter tous les marchés mondiaux», a relevé M. Tanquingcen. «Il semble, et j’espère avoir tort, que l’économie de la planète se dirige vers une récession si les turbulences actuelles persistent», a-t-il dit.
Pour Robert Feldman, économiste chez Salomon Brother, «lorsque vous avez une chute des cours aussi importante que celle qu’on a vue à Hong Kong, la chose évidente à faire est de vendre et d’attendre que les choses se calment».
Le chef économiste de Jardine Fleming Securities à Tokyo, Richard Werner, a estimé qu’un recul des cours de l’ampleur de celui observé mardi à Tokyo (-4,3%) était «clairement une réaction excessive» mais «pas vraiment surprenante au regard du pessimisme extraordinaire du marché et du choc représenté par la chute des bourses asiatiques et américaines».
Dans une telle configuration, «les gens paniquent et vous avez un effondrement du marché», a dit M. Werner. «Mais les prix sont désormais clairement déconnectés des données économiques fondamentales et les investisseurs avisés disposent de très jolies opportunités à l’achat», selon lui. (AFP)
Pour Patrick Zecha, responsable de la recherche du courtier malaisien Souch Johor Securities, les intervenants ne pensent qu’à se débarrasser de leurs avoirs, persuadés que le marché boursier mondial est menacé d’implosion. «Il est difficile de dire jusqu’où nous allons pouvoir aller», affirme-t-il.Pour Andrew Johnston, analyste chez Strategic Financial Planning à Bangkok, «le sentiment existe désormais que l’image de Hong Kong en tant que bastion de stabilité en Asie (…) pourrait être fallacieuse et que la solidité montrée dans d’autres crises pourrait être une affaire du passé».«La pilule est difficile à avaler et dans toute la région les investisseurs sont très prudents car la faiblesse actuelle des marchés les oblige à revoir entièrement leur stratégie», a dit M. Johnston.Pour un intervenant...