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Actualités - Chronologie

Mardi noir pour les bourses asiatiques

Les places boursières de l’Asie orientale ont connu mardi une journée de débâcle, essuyant des pertes considérables allant jusqu’à 13,7% à Hong Kong dans le sillage du grand plongeon de 7,2% de Wall Street, les analystes se demandant avec angoisse jusqu’où ira ce jeu de massacre. Avec la séance de mardi, la Bourse de Hong Kong affiche un plongeon de 40% depuis le début du mois.
En Europe toutes les places ont ouvert en très forte baisse.
A Hong Kong, la panique a saisi les opérateurs dès l’ouverture des transactions. Des ventes frénétiques ont poussé l’indice Hang Seng en chute libre. L’indice n’a pratiquement pas cessé de tomber jusqu’en milieu de journée, s’inscrivant alors en dessous de la barre psychologique des 9.000 points sur unrecul de 1.621,80 points.
L’indice des valeurs vedettes s’est légèrement repris dans l’après-midi, clôturant cette journée des grands frissons sur une perte de 1.438,31 points, parvenant de justesse à repasser au-dessus des 9.000 points à 9.059,89.
Il s’agit d’un krach très sévère pour Hong Kong qui a déjà cédé au total 18% la semaine dernière en dépit d’un rebond technique vendredi.
D’ordinaire avare de commentaires négatifs, le ministre des Finances japonais Hiroshi Mitsuzuka n’a pas hésité à comparer la situation sur les marchés mondiaux à «un effondrement» d’envergure globale.
Il a écarté l’idée de mesures de soutien à la bourse mais a précisé que son vice-ministre chargé des Affaires internationales Eisuke Sakakibara était en contact permanent avec les Etats-Unis et les autres principaux pays industrialisés.
La situation a tout lieu d’inquiéter le Japon car la Bourse de Tokyo, la seconde place boursière mondiale, a aussi fortement souffert. Emporté par la tourmente, l’indice Nikkei a clôturé la journée sur un recul de 4,3%, cédant 725,67 points à 16.312,69 points.

Le plancher
se dérobe

La bourse japonaise avait pourtant limité les pertes en début de journée, contenant son recul à 0,7% à l’ouverture. Mais la glissade a commencé juste après et n’a pratiquement pas cessé de la journée dans un marché tétanisé.
Le Nikkei se trouve désormais à son niveau de juillet 1995 et aucun économiste ne s’aventure à prédire quand exactement finira cette descente aux enfers qui menace de grever les actifs des grandes banques japonaises.
Déjà plombées par d’énormes créances douteuses, celles-ci n’ont été cotées qu’en toute fin de séance, subissant des reculs allant de 6% à plus de 9%. La plus grande banque mondiale, la Bank of Tokyo-Mitsubishi, a cédé 9,2%.
Déjà visible lundi, cet effondrement des cours des banques japonaises illustre l’ampleur de l’effroi que suscite leur engagement à Hong Kong, en particulier dans le secteur immobilier.
Contaminé par la panique, Sydney a lourdement chuté aussi, clôturant en baisse de 7,2% et subissant sa plus forte baisse depuis le krach de 1987. 41 milliards de dollars australiens (29 milliards de dollars) se sont ainsi évaporés à Sydney au cours des trois dernières séances.
La dégringolade a atteint en clôture 7,6% à Singapour, 8,6% à Jakarta, 6,64% à Kuala Lumpur et 6,63% à Séoul. Dans la capitale sud-coréenne où la monnaie, le won, était sous forte pression, la bourse a connu sa baisse la plus importante en points de son histoire. La chute en clôture était de 6,3% à Manille, 6,9% à Taipei et 12,46% à Auckland.
Tandis que le plancher ne cesse de se dérober jour après jour sur les places boursières de la région, les opinions divergent quant à l’avenir.
Certains sont d’avis que le pire est peut-être passé. D’autres non.
«La situation est vraiment mauvaise. Je pense que le marché sera sujet à d’autres baisses du fait du désengagement massif des investisseurs étrangers», indiquait un courtier de la maison de titres sud-coréenne Shinhan.
Tous les regards sont maintenant rivés vers Wall Street. Le premier ministre japonais Rutaro Hashimoto a résumé les attentes en Asie: «Les fondamentaux de l’économie américaine ne sont pas mauvais et j’espère que la Bourse de New York va rebondir», a-t-il. (AFP)
Les places boursières de l’Asie orientale ont connu mardi une journée de débâcle, essuyant des pertes considérables allant jusqu’à 13,7% à Hong Kong dans le sillage du grand plongeon de 7,2% de Wall Street, les analystes se demandant avec angoisse jusqu’où ira ce jeu de massacre. Avec la séance de mardi, la Bourse de Hong Kong affiche un plongeon de 40% depuis le début du mois.En Europe toutes les places ont ouvert en très forte baisse.A Hong Kong, la panique a saisi les opérateurs dès l’ouverture des transactions. Des ventes frénétiques ont poussé l’indice Hang Seng en chute libre. L’indice n’a pratiquement pas cessé de tomber jusqu’en milieu de journée, s’inscrivant alors en dessous de la barre psychologique des 9.000 points sur unrecul de 1.621,80 points.L’indice des valeurs vedettes s’est...