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Actualités - Chronologie

Accrochages armés tanzano-burundais


Le gouvernement burundais a exprimé hier sa «très vive protestation» au lendemain des accrochages entre les armées burundaise et tanzanienne à la frontière entre les deux pays, en demandant au secrétaire général de l’ONU de «tout faire pour que les attaques cessent».
«Face à ces agressions répétées qui s’inscrivent dans une logique de la provocation, le Burundi assumera ses responsabilité», écrit le ministère burundais des Relations extérieures dans une lettre au ministère tanzanien des Affaires étrangères.
«Le Burundi vient encore une fois d’être victime d’une agression armée de la part de l’armée tanzanienne dans la nuit du 26 au 27 octobre, soit (...) un mois après les attaques perpétrées par la même armée les 26, 27 et 28 septembre», précise le texte.
Le Burundi avait affirmé lundi que deux de ses militaires et une dizaine de civils avaient été tués dans le pilonnage des localités de Mukerezi, Gihoro et Mugina, près de la frontière tanzanienne.
La Tanzanie a rejeté mardi les accusations burundaises, affirmant que l’armée burundaise avait tiré la première.
Selon Bujumbura, «le pilonnage (tanzanien) préparait une attaque en bonne et due forme menée, l’après-midi du 27 octobre, par des éléments terrestres armés à partir de la Tanzanie». Cette attaque a été repoussée, affirme Bujumbura.
Dans une autre lettre au secrétaire général des Nations Unies, le ministère burundais des Relations extérieures réitère ses accusations, affirmant que «tout au long de la journée, la marine tanzanienne n’a cessé de pilonner la localité de Mukerezi».
«L’utilisation du territoire tanzanien, l’usage des vedettes de l’armée tanzanienne, les positions de tir d’artillerie installées dans le poste même de la police tanzanienne confirment, s’il en était besoin, la responsabilité de l’armée tanzanienne dans cette agression», précise la lettre.
Le gouvernement burundais demande, notamment au secrétaire général de l’ONU de «tout mettre en œuvre pour que les attaques cessent», de «contribuer à rétablir la communication entre le gouvernement de la Tanzanie et le Burundi», «d’organiser la nécessaire médiation entre les deux pays», «d’instituer une commission neutre d’observation le long de la frontière commune». (AFP)
Le gouvernement burundais a exprimé hier sa «très vive protestation» au lendemain des accrochages entre les armées burundaise et tanzanienne à la frontière entre les deux pays, en demandant au secrétaire général de l’ONU de «tout faire pour que les attaques cessent».«Face à ces agressions répétées qui s’inscrivent dans une logique de la provocation, le Burundi assumera ses responsabilité», écrit le ministère burundais des Relations extérieures dans une lettre au ministère tanzanien des Affaires étrangères.«Le Burundi vient encore une fois d’être victime d’une agression armée de la part de l’armée tanzanienne dans la nuit du 26 au 27 octobre, soit (...) un mois après les attaques perpétrées par la même armée les 26, 27 et 28 septembre», précise le texte.Le Burundi avait affirmé lundi que deux...