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Actualités - Chronologie

L'économie japonaise menacée

La tourmente monétaire et boursière qui secoue une bonne partie de l’Asie orientale menace de peser sur l’économie japonaise qu’elle touche au pire moment alors qu’elle tente vainement de retrouver le chemin de la reprise, soulignaient lundi plusieurs économistes.
Les fleurons de la grande industrie japonaise sont en bonne santé et l’impact de la crise asiatique reste difficile à mesurer avec précision pour la seconde économie mondiale qui conserve de grandes réserves de puissance.
Mais si les conséquences de la crise étaient limitées aussi longtemps qu’elle ne touchait que la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines, le degré de gravité est plus élevé depuis que la tourmente s’est étendue à Hong Kong, ajoutent ces économistes.
«Je pensais que les conséquences pour le Japon ne seraient pas trop lourdes tant que la crise restait cantonnée à ces quatre pays. Maintenant qu’elle touche Hong Kong et menace la Chine et Taïwan, c’est plus inquiétant», explique Masaharu Usuki, du LTCB Research Institute.
«Il est clair que le calendrier n’est pas très bon pour le Japon» puisque la crise frappe au moment où l’archipel traverse sa plus longue période de ralentissement économique depuis la fin de la guerre, ajoute cet économiste.
Les difficultés économiques des pays asiatiques feront chuter les exportations japonaises vers ces pays, tandis que la dévaluation de leurs monnaies provoquera une remontée des importations en provenance de ces pays.
A cela s’ajoutent des pressions accrues sur les banques japonaises résultant de prêts non remboursés ou irrécupérables, conséquence des difficultés que connaissent les banques et le secteur immobilier de ces pays.
Or les banques japonaises, déjà lourdement plombées par d’énormes créances douteuses à l’intérieur du Japon, sont fortement engagées en Asie.
Les prêts des banques privées japonaises à la seule Thaïlande sont évalués par certains économistes à 500 milliards de yen (4,16 milliards de dollars).
La bulle immobilière à Hong Kong représente un danger bien plus grand. Si elle crevait, elle causerait un désastre pour les banques nippones, estiment les analystes.
Celles-ci sont très lourdement exposées à Hong Kong où elles ont financé à elles seules la moitié environ des programmes immobiliers. Leurs actifs totalisaient 3.516 milliards de dollars de Hong Kong (450 milliards de dollars) en 1996, soit 45% de la totalité des créances bancaires dans le territoire, selon les chiffres de l’autorité monétaire de Hong Kong.
«Il est désormais évident que l’impact déflationniste de ce choc asiatique sera significatif, surtout l’an prochain», ajoute Mme Mineko Sasaki-Smith, économiste de la CS First Boston.
Andrew Shipley, analyste chez Schroders Japan Ltd, estime qu’avec l’extension de la crise asiatique, le risque est désormais accru pour l’économie japonaise de tomber dans la récession.
Pour Shigeru Adachi, économiste à la Sakura Bank, l’extension de la crise à Hong Kong va de surcroît exercer une influence négative sur la bourse de Tokyo qui broie du noir depuis le début de l’année et qui a perdu plus de 50% de sa capitalisation depuis son plus haut du 29 décembre 1989.
La dégringolade à la bourse de Tokyo affecte en particulier les banques japonaises dont la valeur des actifs boursiers fond comme neige au soleil, ajoute M. Adachi. (AFP)
La tourmente monétaire et boursière qui secoue une bonne partie de l’Asie orientale menace de peser sur l’économie japonaise qu’elle touche au pire moment alors qu’elle tente vainement de retrouver le chemin de la reprise, soulignaient lundi plusieurs économistes.Les fleurons de la grande industrie japonaise sont en bonne santé et l’impact de la crise asiatique reste difficile à mesurer avec précision pour la seconde économie mondiale qui conserve de grandes réserves de puissance.Mais si les conséquences de la crise étaient limitées aussi longtemps qu’elle ne touchait que la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines, le degré de gravité est plus élevé depuis que la tourmente s’est étendue à Hong Kong, ajoutent ces économistes.«Je pensais que les conséquences pour le Japon ne seraient...