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Actualités - Chronologie

Madrid s'inquiète de la montée des nationalismes régionaux

La montée des partis nationalistes régionaux inquiète de plus en plus la classe politique espagnole dont certains responsables proposent d’adopter des mesures exceptionnelles pour défendre la cohésion du royaume.
L’essor des nationalismes a été une nouvelle de fois mis en relief lors des élections en Galice (nord-ouest de l’Espagne) qui ont vu les indépendantistes du Bloc nationaliste galicien (BNG) rafler plus de 25% des voix dans une région pourtant conservatrice et largement dominée par le Parti populaire (PP). Le BNG, formation quasiment inexistante il y a une dizaine d’années, est devenu le premier parti d’opposition en devançant largement les socialistes.
La Galice vient donc s’ajouter à trois autres régions où les nationalistes, encore plus puissants, exercent le pouvoir: la Catalogne (Convergencia y Unio/Ciu) le Pays basque (Parti nationaliste basque/PNV) et les îles Canaries (Coalition canarienne, CC).
La poussée du BNG a été saluée par les trois autres mouvements nationalistes, même si ceux-ci sont de droite alors que les indépendantistes galiciens se disent de gauche, voire d’extrême gauche.
La «victoire» du BNG montre que «les nationalistes sont chaque fois plus nombreux et que le gouvernement espagnol se voit obligé de négocier beaucoup de décisions«, a affirmé le coordinateur de Coalition canarienne, José Miguel Barragan.

Ingouvernable

Les résultats du scrutin galicien ont, en revanche, suscité beaucoup d’inquiétude du côté des partis «nationaux», tant à droite qu’à gauche.
Un des principaux «barons» du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Juan Carlos Rodriguez Ibarra, a critiqué la «prolifération des partis nationalistes», qui rendra «un jour l’Espagne ingouvernable».
Pour éviter ce danger, M. Rodriguez Ibarra, président de la région de l’Estrémadure (sud-ouest), a proposé une réforme du système électoral pour empêcher, ou au moins limiter, la présence des nationalistes au Congrès des députés à Madrid.
Cette réforme, qui prévoirait de remplacer le système proportionnel actuel par un scrutin de type majoritaire, a été également défendue par un haut responsable du Parti populaire (PP, conservateur, au pouvoir à Madrid), Juan José Lucas, président de la Castille-et-Léon (centre).
Ces propositions visent à mettre fin à la situation actuelle où les formations nationalistes, avec seulement une trentaine de députés au total (sur 350), jouent un rôle clé dans la politique nationale car le parti au gouvernement ne dispose pas de la majorité absolue.
L’exécutif de José Maria Aznar, comme avant lui les socialistes de 1993 à 1996, a ainsi besoin des nationalistes catalans de CiU (16 députés) pour gouverner.
Ce soutien coûte cher au gouvernement central qui a dû céder, ces dernières années, de nombreux avantages aux Catalans, mais aussi aux Basques et aux Canariens. Le nationalisme n’est souvent qu’une excuse pour réclamer «plus d’argent pour sa région», au détriment des autres, explique M. Rodriguez Ibarra.
Les nationalistes rejettent toute réforme du système électoral. Il s’agirait d’«une grave erreur» car les nationalismes ne peuvent s’éliminer «ni par loi ni par décret», a affirmé le porte-parole de CiU, Josep Antoni Duran Lleida. Selon lui, les «forces espagnoles» feraient mieux de «reconnaître, dans toutes ses conséquences, le caractère plurinational de l’Espagne». (AFP)
La montée des partis nationalistes régionaux inquiète de plus en plus la classe politique espagnole dont certains responsables proposent d’adopter des mesures exceptionnelles pour défendre la cohésion du royaume.L’essor des nationalismes a été une nouvelle de fois mis en relief lors des élections en Galice (nord-ouest de l’Espagne) qui ont vu les indépendantistes du Bloc nationaliste galicien (BNG) rafler plus de 25% des voix dans une région pourtant conservatrice et largement dominée par le Parti populaire (PP). Le BNG, formation quasiment inexistante il y a une dizaine d’années, est devenu le premier parti d’opposition en devançant largement les socialistes.La Galice vient donc s’ajouter à trois autres régions où les nationalistes, encore plus puissants, exercent le pouvoir: la Catalogne (Convergencia y...