«L’Autorité palestinienne a commencé à prendre des mesures contre le terrorisme, mais dans de nombreux domaines elle a fait marche arrière», a indiqué le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors du Conseil des ministres.
Le gouvernement a réaffirmé que «sa politique n’a pas changé» et qu’il plaçait toujours la sécurité au centre de ses exigences.
Il a ainsi réitéré son refus d’effectuer un redéploiement militaire des zones rurales de la Cisjordanie «sans l’assurance que ces territoires ne serviront pas de base à des actions terroristes», selon le communiqué.
Le Cabinet a réaffirmé ces exigences alors que se prépare à Washington une rencontre entre le ministre israélien des Affaires étrangères David Lévy et le «numéro deux» de l’OLP Mahmoud Abbas (Abou Mazen), sous l’égide du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright.
M. Lévy a qualifié cette rencontre de «très sérieuse» et a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’un «exercice mais du processus (de paix) lui-même», lors d’une conférence de presse au terme d’un entretien avec le chef de la diplomatie russe Evgeuni Primakov, arrivé dimanche en Israël.
Il a ajouté qu’il allait s’entretenir aujourd’hui avec M. Netanyahu afin de poser les «principes de base de la position israélienne» aux pourparlers de Washington. Le conseil doit également se réunir mercredi à ce sujet.
Vendredi, M. Lévy avait déclaré qu’il ne se rendrait pas à Washington sans «connaître la position véritable du gouvernement et les paramètres dans le cadre desquels je pourrai agir».
Un responsable du département d’Etat américain avait indiqué mercredi que la date précise des entretiens israélo-palestiniens à Washington n’avait pas encore été fixée.
Selon ce responsable, parlant sous couvert de l’anonymat, les discussions doivent porter comme prévu sur «la définition d’une pause» éventuelle dans la colonisation juive en Cisjordanie, la possibilité de poursuivre le retrait de l’armée israélienne de Cisjordanie et l’éventualité d’une «accélération des discussions sur le statut final» des territoires palestiniens.
L’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat avait, de son côté, appelé jeudi les Etats-Unis à «préparer sérieusement» les pourparlers de Washington, «car s’ils ne débouchent sur aucun résultat sur le terrain, il n’y aura que des conséquences négatives pour tout le processus de paix».
M. Arafat a également estimé que les discussions palestinino-israéliennes qui se sont achevées mardi sous l’égide de l’émissaire spécial américain Dennis Ross n’avaient débouché «sur aucun résultat». (AFP)

