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Actualités - Chronologie

Une mauvaise nouvelle pour la Chine ...

Moins de quatre mois après son retour à la «mère-patrie», Hong Kong est frappé de plein fouet par la crise monétaire asiatique et sa bourse s’effondre, une mauvaise nouvelle pour Pékin.
Ces dernières années, Hong Kong a été le principal canal d’acheminement des capitaux étrangers vers la Chine. Son marché financier est censé jouer un rôle important dans la restructuration des entreprises d’Etat, le problème économique et social numéro un pour la direction du parti communiste chinois.
«Cette crise signifie que l’accès de la Chine au marché global des capitaux va être réduit de manière significative: voilà à quel point Hong Kong est important pour la Chine», estime Russel Napier, stratégiste chez Crédit Lyonnais Securities Asia (CLSA), la banque d’affaire asiatique du groupe bancaire public français.
L’éclatement de la bulle spéculative sur les «red chips» apparue dans l’euphorie accompagnant la rétrocession le 1er juillet n’a pas attendu l’effondrement de cette semaine. Mais l’introduction sur le marché de nouvelles sociétés enregistrées et cotées à Hong Kong appartenant à des entités du continent apparaît bien compromise dans le proche avenir.
La dernière en date, China Telecom (HK), la holding du ministère chinois des Postes et Télécommunications, a eu l’insigne malchance d’être cotée pour la première fois à Hong Kong en plein «jeudi noir».
La plus importante introduction en Asie hors Japon a fait un flop: elle a terminé cette première journée à 10,55 dollars HK, 10% en dessous de son cours d’introduction. «La performance est OK, compte tenu du plongeon du marché», a commenté bravement Hu Wangshan, le vice-président de China Telecom. Mais, selon les analystes, la chute du titre a été limitée par des achats de soutien, confirmés par Wang Qishan, président de China International Capital Corp., le sponsor de l’introduction.
Pour d’autres futures «red chips», la perspective de la cotation à Hong Kong s’est éloignée avec la chute du marché. La CNAC (China National Aviation Co.) va devoir revoir son calendrier et surtout son cours d’introduction.
Dans un entretien au South China Morning Post, Dai Xianglog, gouverneur de la Banque populaire de Chine, a réaffirmé vendredi la détermination de Pékin à soutenir le dollar de Hong Kong, «si nécessaire» et «à la demande du gouvernement de la Région administrative spéciale ou de la HKMA (Hong Kong Monetary Authority)».
Selon M. Napier, la banque centrale chinoise a eu raison de ne pas intervenir directement dans la crise monétaire, car «il faut démontrer que la HKMA a en elle-même le pouvoir de défendre le peg», le lien fixe entre le dollar de Hong Kong et le billet vert américain. (AFP)
Moins de quatre mois après son retour à la «mère-patrie», Hong Kong est frappé de plein fouet par la crise monétaire asiatique et sa bourse s’effondre, une mauvaise nouvelle pour Pékin.Ces dernières années, Hong Kong a été le principal canal d’acheminement des capitaux étrangers vers la Chine. Son marché financier est censé jouer un rôle important dans la restructuration des entreprises d’Etat, le problème économique et social numéro un pour la direction du parti communiste chinois.«Cette crise signifie que l’accès de la Chine au marché global des capitaux va être réduit de manière significative: voilà à quel point Hong Kong est important pour la Chine», estime Russel Napier, stratégiste chez Crédit Lyonnais Securities Asia (CLSA), la banque d’affaire asiatique du groupe bancaire public...