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Actualités - Chronologie

L'enzyme Fyn responsable de l'ivresse


La résistance à l’alcool et à ses effets enivrants est directement influencée par la sensibilité du système nerveux plutôt que, comme nombre de spécialistes le pensaient jusque-là, par le simple métabolisme, rapportent des chercheurs japonais dans une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».
Pour tenter d’expliquer par des facteurs génétiques les différences de réaction de deux individus ayant bu exactement la même quantité d’alcool, l’équipe du Dr Tsuyoshi Miyakawa, de l’Institut national des sciences physiologiques de Okazaki (Japon), a longuement étudié des souris privées d’une enzyme baptisée Fyn, localisée dans le système nerveux.
Au cours de leur étude, les scientifiques nippons ont d’abord observé que les rongeurs dépourvus de cet élément étaient particulièrement sensibles aux effets grisants de l’éthanol, la substance la plus active contenue dans toutes les boissons alcoolisées. En clair, elles présentent beaucoup plus rapidement les symptômes habituels de l’ivresse.
En outre, ils ont constaté que l’absence de cette enzyme empêchait une réaction chimique qui se développe dans le cerveau des souris normales lors de l’absorption d’éthanol.
Dès que le sang chargé d’alcool atteint le cerveau, il active en effet certains récepteurs identifiés sous le sigle NMDAR (N-méthy-D-aspartate receptor) qui jouent un rôle de médiateur, c’est-à-dire qui atténuent les effets étourdissants de l’éthanol. Selon les auteurs de l’étude, cette réaction est quasiment inexistante chez les souris modifiées.
«Ces résultats indiquent que l’enzyme Fyn affecte les réponses comportementale, biochimique et physiologique à l’éthanol», concluent les chercheurs nippons, qui ajoutent que ces découvertes sur les souris peuvent être également appliquées à l’homme.
Jusque-là, la résistance d’un individu aux effets de l’alcool était avant tout expliquée par son métabolisme, son poids et son accoutumance à l’alcool. (AFP)
La résistance à l’alcool et à ses effets enivrants est directement influencée par la sensibilité du système nerveux plutôt que, comme nombre de spécialistes le pensaient jusque-là, par le simple métabolisme, rapportent des chercheurs japonais dans une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».Pour tenter d’expliquer par des facteurs génétiques les différences de réaction de deux individus ayant bu exactement la même quantité d’alcool, l’équipe du Dr Tsuyoshi Miyakawa, de l’Institut national des sciences physiologiques de Okazaki (Japon), a longuement étudié des souris privées d’une enzyme baptisée Fyn, localisée dans le système nerveux.Au cours de leur étude, les scientifiques nippons ont d’abord observé que les rongeurs dépourvus de cet élément étaient particulièrement sensibles...