La Chine et les Etats-Unis se sont opposés ces dernières années sur un grand nombre de sujets, de la question de Taïwan aux droits de l’homme, qui devraient être évoqués lors de la rencontre entre le président chinois Jiang Zemin et Bill Clinton le 29 octobre.
ARMES: tout en reconnaissant les progrès effectués par Pékin en matière de limitation des armements, Washington reste préoccupé par la coopération de la Chine avec l’Iran et le Pakistan en matière de technologie nucléaire, ainsi que par la vente de missiles à Téhéran.
TAIWAN: la Chine considère cette île nationaliste comme une province lui appartenant et estime que les liens entretenus par le régime de Taipeh avec Washington constituent l’obstacle numéro un à l’amélioration des relations entre Pékin et Washington.
L’île s’est séparée de facto du continent en 1949 à la fin de la guerre civile entre communistes et nationalistes chinois et a été longtemps reconnue par les Etats-Unis comme le seul représentant légal de la Chine, jusqu’à l’établissement des relations diplomatiques entre Pékin et Washington en 1979.
DROITS DE L’HOMME: depuis la sanglante répression des manifestations pro-démocratie sur la place Tiananmen à Pékin en 1989, les responsables américains reprochent à la Chine de ne pas respecter les libertés d’expression, de réunion ou de religion. Neuf ans plus tard, la plupart des principaux dissidents sont en prison ou en exil.
Les autorités américaines et les associations de défense des droits de l’homme ont toutefois exprimé un soulagement prudent face à l’attitude non interventionniste apparemment observée par Pékin envers Hong Kong, ancienne colonie britannique revenue dans le giron chinois en juillet dernier.
TIBET: les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté de la Chine sur ce territoire de l’Himalaya, tout en faisant pression sur les autorités chinoises pour qu’elles respectent la langue, la culture et la religion tibétaines.
Washington s’est engagée à nommer un «coordinateur spécial» chargé du Tibet, où les associations dénoncent les brimades subies par les religieux bouddhistes. Pékin est opposée à une telle nomination, qu’elle considère comme une ingérence dans ses affaires internes. Une telle nomination, prévue avant le 1er novembre, coïnciderait de façon embarrassante avec la rencontre Jiang-Clinton.
COMMERCE: les Etats-Unis attendent de la Chine une plus grande libéralisation de son marché ainsi qu’une répression accrue du piratage dans les domaines des logiciels, des livres, des films et de la musique. Washington souhaite également réduire son déficit commercial avec le géant asiatique — 31 milliards de dollars pour les huit premiers mois de l’année — notamment par le biais de gros contrats dans l’aéronautique ou la technologie nucléaire civile par exemple. (AFP)


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