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Actualités - Chronologie

Le commerce, thème dominant du sommet

La libéralisation de l’économie en Chine et l’ouverture de ce vaste marché seront des thèmes dominants du prochain sommet sino-américain, au moment où le déficit commercial des Etats-Unis avec ce pays connaît une forte augmentation.
Washington insistera ainsi pour que Pékin s’engage à faire tomber ses barrières aux importations en échange de son soutien à la demande d’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette accession est considérée prioritaire dans les deux capitales.
Le secrétaire américain au Commerce, William Daley, avait déjà donné le ton le 8 octobre à Pékin en qualifiant «d’inacceptable» l’évolution des échanges commerciaux entre Pékin et Washington. Il s’était rendu en Chine dans le cadre de la préparation de la rencontre entre le président Bill Clinton et son homologue chinois Jiang Zemin, le 29 octobre, à la Maison-Blanche.
M. Daley avait aussi réitéré la position des Etats-Unis selon laquelle la Chine doit présenter une offre commercialement acceptable pour pouvoir accéder à l’OMC, rejetant toute accession basée sur des seules considérations politiques qui permettraient à Pékin de retarder l’ouverture de ses marchés.
Washington insiste sur le déséquilibre croissant des échanges entre les deux pays.
Les importations chinoises aux Etats-Unis — équipements électriques, jouets, produits de sport et chaussures — ont crû de 25% par an, alors que les exportations américaines vers la Chine — générateurs d’énergie et avions commerciaux notamment — n’ont augmenté que de 11%, avait souligné William Daley.

Les ventes de
missiles à l’Iran

En 1996, le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine a augmenté de 15% pour la deuxième année consécutive, pour atteindre le niveau record de 39,5 milliards de dollars.
Pour les huit premiers mois de 1997, la progression est de 28% avec 31 milliards contre 24,2 milliards un an avant. La Chine se situe derrière le Japon, au premier rang, avec un déficit attendu de 56 milliards en 1996.
De son côté Pékin affirme que ces chiffres exagèrent le déficit, puisqu’ils comptabilisent les marchandises transitant par Hong Kong mais provenant d’autres pays de la région.
Le ministre chinois du Commerce extérieur, Mme Wu Yi, a récemment expliqué que ce déséquilibre est «inévitable» puisque la Chine est encore un pays en développement, pas suffisamment riche pour acheter davantage de produits américains.
Washington estime au contraire que la classe moyenne chinoise représente dès à présent un marché de 100 millions de consommateurs. Des économistes américains relèvent aussi que le Produit intérieur brut du pays a augmenté de 140% depuis le massacre des manifestants pro-démocratie de la place Tiananmen par l’armée chinoise le 4 juin 1989.
Mais en réponse à l’impatience américaine, Pékin a d’ores et déjà fait savoir qu’il signerait à l’occasion du sommet une série de contrats dont une commande de 30 avions commerciaux à Boeing pour un montant de deux milliards de dollars.
Une mission chinoise se trouve déjà aux Etats-Unis pour effectuer des achats dans divers secteurs allant des équipements médicaux, aux services financiers. Selon le département du Commerce, si tous les contrats en négociation avancés étaient conclus, ils se monteraient à trois milliards de dollars, y compris la commande à Boeing.
Le signe le plus marquant de la volonté de Pékin d’améliorer ses relations avec Washington est son apparente décision de cesser ses ventes de missiles à l’Iran et de promettre de ne plus soutenir les programmes nucléaires iraniens et pakistanais.
Le président Bill Clinton pourrait alors donner son feu vert pour que les sociétés américaines exportent des centrales nucléaires en Chine, un marché énorme, sur lesquelles les concurrents français, russes et canadiens sont déjà implantés. (AFP)
La libéralisation de l’économie en Chine et l’ouverture de ce vaste marché seront des thèmes dominants du prochain sommet sino-américain, au moment où le déficit commercial des Etats-Unis avec ce pays connaît une forte augmentation.Washington insistera ainsi pour que Pékin s’engage à faire tomber ses barrières aux importations en échange de son soutien à la demande d’accession de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette accession est considérée prioritaire dans les deux capitales.Le secrétaire américain au Commerce, William Daley, avait déjà donné le ton le 8 octobre à Pékin en qualifiant «d’inacceptable» l’évolution des échanges commerciaux entre Pékin et Washington. Il s’était rendu en Chine dans le cadre de la préparation de la rencontre entre le président Bill Clinton...