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Actualités - Chronologie

L'Italie entre dimanche dans l'espace Schengen

Avec la suppression des contrôles de frontières dans les aéroports, l’Italie fera ses premiers pas dimanche dans l’espace de libre circulation prévu par la convention de Schengen attestant de ses efforts pour surveiller ses frontières.
L’espace Schengen concerne pour le moment sept pays (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, France, Espagne et Portugal).

Pour les voyageurs à destination ou en provenance des Pays-Bas, des contrôles seront maintenus dans les aéroports italiens. Les deux pays doivent encore conclure un protocole d’accord supplémentaire prévoyant une levée progressive des contrôles d’ici le 29 mars 1998.

Les contrôles aux frontières terrestres et maritimes avec la France et l’Autriche seront supprimés progressivement d’ici au 31 mars prochain. Les polices italiennes et françaises ont notamment prévu la mise en place de patrouilles mobiles qui se substitueront aux postes de contrôle fixes.

L’intégration de l’Italie dans l’espace Schengen intervient plus de deux ans après ses voisins européens, mais «avant l’Autriche et la Grèce dont l’entrée, initialement prévue le 26 octobre, a été repoussée à la fin de l’année», a souligné à Rome Fabio Evangelisti, président du comité parlementaire italien de contrôle sur la convention Schengen.
Pour M. Evangelisti, le respect de la date du 26 octobre atteste des efforts entrepris par l’Italie pour respecter les exigences européennes et rassurer ses partenaires sur sa capacité à surveiller ses frontières.
Ces deux années de «retard» sont dues aux difficultés rencontrées par l’Italie, qui a ratifié l’accord de Schengen en novembre 1990, à se connecter au système d’information Schengen (SIS), un réseau informatisé basé à Strasbourg (est de la France) et consultable à tout moment par les partenaires.
Pour participer au SIS, l’Italie a dû aussi adopter, en décembre 1996, une loi sur la protection de la vie privée et des données individuelles, comme le prévoit la convention.

L’immigration
clandestine

Considérée comme un «mauvais élève» en matière d’immigration clandestine, notamment par la France et l’Allemagne, l’Italie s’est aussi engagée à aligner sa législation sur ses voisins. Une loi durcissant les modalités d’expulsion des clandestins est en discussion devant une commission parlementaire et devrait être approuvée d’ici quelques semaines.
Elle prévoit notamment le transfert des clandestins interpellés dans des centres d’accueil pour une durée de 20 à 30 jours, le temps pour les autorités d’évaluer leur sort.
Aujourd’hui, les clandestins arrêtés bénéficient d’un délai de 15 jours pour quitter le pays, un laps de temps que beaucoup mettent à profit pour disparaître dans la nature. Nombreux sont ceux qui tentent alors de gagner la France ou l’Allemagne voisines.
Seuls les Albanais peuvent être expulsés immédiatement en raison d’un accord spécifique avec Tirana.
De source officielle, en 1996, 55.000 clandestins ont été rapatriés et sur les 27.000 mandats d’expulsion notifiés, environ 5.000 ont été effectivement appliqués. Depuis le début de l’année, 9.315 clandestins ont été interpellés contre un total de 6.633 pour toute l’année dernière.
Avec ses quelque 8.000 km de côtes, le territoire italien reste difficile à contrôler, notamment au sud où des arrivées de clandestins sont signalées presque tous les jours. Les trois points noirs de l’Italie sont la petite île de Lampedusa, au sud de la Sicile et à quelques kilomètres des côtes tunisiennes, les Pouilles, face à l’Albanie, et la Calabre à l’extrême-sud de la péninsule. (AFP)
Avec la suppression des contrôles de frontières dans les aéroports, l’Italie fera ses premiers pas dimanche dans l’espace de libre circulation prévu par la convention de Schengen attestant de ses efforts pour surveiller ses frontières.L’espace Schengen concerne pour le moment sept pays (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, France, Espagne et Portugal).Pour les voyageurs à destination ou en provenance des Pays-Bas, des contrôles seront maintenus dans les aéroports italiens. Les deux pays doivent encore conclure un protocole d’accord supplémentaire prévoyant une levée progressive des contrôles d’ici le 29 mars 1998.Les contrôles aux frontières terrestres et maritimes avec la France et l’Autriche seront supprimés progressivement d’ici au 31 mars prochain. Les polices italiennes et françaises ont notamment...