Un ensemble en noir et blanc (mine), avec quelques éclats de rouge; une série de portraits croqués à l’occasion de séjours à Paris, à Houston, à Ferrazzano ou au Liban.
Collectionneur de souvenirs, Chanine est un «expressionniste» qui sait capter cette petite lueur— ou absence de lueur— dans le regard. Rapidement esquissés ou travaillés dans les moindres détails, ses visages sont toujours parlants. Une faussette, une ride, un froncement de sourcils, un mouvement de la tête, une bouche entrouverte, une chevelure en désordre... l’image est fixée dans le souvenir, elle échappe au temps.
Une centaine de toiles, sculptures, lithographies et tapisserie d’Aref Rayess sont exposées, jusqu’au 5 novembre, à la galerie «World of Art», Ramlet el-Bayda. Des œuvres anciennes et récentes, regroupées sous le thème «L’homme terre de Dieu». Huile, acrylique, sable, gouache, craie, bois... Rayess jongle avec les matériaux comme avec les thèmes et les styles, très diversifiés. Calligraphies, collages, natures mortes, peinture abstraite, jongleries géométriques, cubisme, impressionnisme. Un kaléidoscope qui fait un peu désordre, où il y a pour tous les goûts...
Entre la photographie et les arts plastiques, les toiles abstraites de Jihad Ayoub sont l’expression de réflexions existentielles. Des cris de révolte, des dénonciations, des escapades dans l’imaginaire, exprimés à travers des collages surchargés de formes et de couleurs, ou au contraire, des étendues épurées, presque vierges.
Jusqu’au 6 novembre à Dar An-Nadwa, Hamra.


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