Quatre islamistes égyptiens, condamnés à mort le 19 janvier par la Haute Cour militaire du Caire, ont été pendus hier matin dans une prison, a-t-on indiqué de source policière.
Il s’agit d’un médecin, Yasser Fathi Mohammed Abdel Moneïm Fawwaz, et de trois étudiants, Erfan Mohammed Hussein al-Khouli, Ali Mohammed Ahmed Farhan et Yasser Abbas Soliman, accusés d’avoir commis plusieurs attentats meurtriers au nom de la Jamaa islamiya, la plus importante organisation islamiste armée égyptienne.
Des responsables de l’administration pénitentiaire et un représentant du parquet militaire ont assisté à l’éxécution qui a eu lieu dans la cour d’une prison du Caire.
Depuis le début de la vague de violence islamiste en mars 1992, 94 intégristes ont été condamnés à mort en Egypte, dont 61 ont été éxécutés.
Le président égyptien Hosni Moubarak a décidé en 1992 de déférer la majorité des islamistes à la justice militaire, dont les verdicts sont sans appel et dont les procédures sont plus rapides que celles de la justice civile.
Les quatre hommes exécutés mercredi étaient accusés d’avoir commis en 1993 une série d’attentats au Caire.
Une de ces attaques a provoqué la mort d’un colonel des services de sûreté de l’Etat, devant son domicile, une autre celle d’un conscrit de la police, qui assurait la garde d’un cinéma.
Un troisième attentat a également tué un conscrit de la police et en a blessé huit autres durant une rafle policière dans la banlieue sud du Caire.
Les quatre islamistes avaient aussi lancé un engin explosif en direction d’un autobus de touristes autrichiens, blessant huit d’entre eux ainsi que huit civils égyptiens devant la mosquée d’Amr Ibn al-As, dans le Vieux Caire.
Les islamistes étaient également accusés d’avoir blessé le président du Parquet militaire, le lieutenant-colonel Taha al-Sayed, dans un attentat à l’arme automatique à Héliopolis (banlieue nord du Caire). (AFP)


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