Le président égyptien Hosni Moubarak veut s’assurer d’abord que l’Iran cesse de soutenir «les opérations terroristes» avant d’accepter une quelconque ouverture en sa direction.
«Je veux d’abord m’assurer que (l’appui de Téhéran aux) opérations terroristes a cessé», a déclaré M. Moubarak dans un entretien publié mercredi par le quotidien arabe «al-Hayat» de Londres.
Il a cependant précisé qu’il «pourrait envoyer des délégués au sommet islamique qui se tient en décembre à Téhéran».
Affirmant «n’avoir jamais rien fait pour envenimer les relations avec l’Iran», il a révélé avoir été il y a deux ans «sur le point de nommer un ambassadeur à Téhéran». Mais il a précisé avoir changé d’avis après une déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères de l’époque Ali Akbar Velayati.
«Velayati s’était vu demander lors d’une réunion comment l’Iran pourrait établir des relations avec le pays qui a signé (les accords de Camp David avec Israël en 1978). Il a répondu qu’il ne s’agirait pas de relations diplomatiques mais seulement d’un bureau de représentation culturel. Lorsque j’ai entendu ça, j’ai tout annulé», a affirmé le chef d’Etat égyptien.
Les relations diplomatiques entre Le Caire et Téhéran sont rompues depuis la révolution islamique en Iran en 1979 mais une section d’intérêts iranienne a été ouverte dans la capitale égyptienne en 1991.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa avait affirmé le 28 mai que son pays était favorable à l’établissement «de bonnes relations» avec l’Iran.
Le président iranien Mohammad Khatami avait déclaré, juste après son élection en mai, que Téhéran était «opposé à toute forme de terrorisme» et souligné «le respect de son pays pour la grande nation égyptienne». (AFP)


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