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Actualités - Chronologie

Pas de deux équestre

L’Ecole d’équitation espagnole de Vienne, sanctuaire de l’art équestre classique, fête vendredi son 425e anniversaire par un gala exceptionnel dans le célèbre manège baroque de la Hofburg, l’ancien palais impérial de Vienne.
Par ce gala, l’école compte rappeler qu’elle a pour la première fois été mentionnée dans un document de la ville de Vienne en 1572, qui nomme une «Ecole espagnole» située là où est installé le superbe manège baroque construit par l’empereur Charles VI entre 1729 et 1735, dans une aile de la Hofburg.
Neuf cents invités triés sur le volet, dont la princesse Anne d’Angleterre, pourront assister au programme habituel de l’école en sept reprises. S’ajoutera à cette occasion une «apogée spéciale», la démonstration par un cavalier seul en piste de tous les pas et allures de la haute école classique avec les rênes d’une bride en une seule main, a indiqué le directeur de l’Ecole espagnole, Jaromir Ouhlehla.
Les «pas de la haute école» en groupe, le «pas de deux», le «travail à la main», le «travail aux rênes longues», les «sauts de la haute école», les «pas de la haute école» effectués par un seul écuyer et enfin le «quadrille de la haute école» figureront en outre dans le cadre du programme habituel.
Tous ces pas, allures et sauts de la haute école ont été développés aux XVIIe et XVIIIe siècles à Versailles par les maîtres français Antoine de Pluvinel et François Robichon de la Guérinière.
L’Ecole espagnole de Vienne est la seule au monde à pratiquer l’art équestre classique avec une fidélité absolue à l’école de Versailles.
Au début du programme, quatre écuyers en traditionnel habit marron et bicorne noir, dansent au son d’une marche tous les pas de la haute école, travers, renvers, trot allongé, galop rassemblé, pirouette, piaffer et passage.

A la main

Suit un «pas de deux», dont la perfection dépend autant de la mise en scène par le chef écuyer que du talent des deux autres écuyers et de leurs chevaux à effectuer en parfaite symétrie les pas les plus difficiles au son d’une symphonie de Mozart.
Vient alors le «travail à la main» qui lève un coin de voile sur la longue et difficile formation des lipizzans, ces descendants directs de 24 juments et neuf étalons espagnols importés au XVIe siècle par l’archevêque Charles d’Autriche et qui ont ensuite intégré le manège baroque.
Réservée aux étalons les plus doués, cette partie du programme montre un cheval, seul avec son écuyer qui le suit à pied, les rênes longues à la main.
Rares sont les étalons capables de parfaire, après six à huit années d’entraînement, tous les pas de la Haute Ecole à la moindre inflexion d’un doigt de leur écuyer sur la main. C’est le plus parfait exemple de l’harmonie entre l’homme et son cheval, telle qu’elle fut enseignée à Versailles.
Les «sauts d’école» constituent ensuite la partie la plus spectaculaire du programme: plusieurs étalons, montés ou à la main de l’écuyer, effectuent dans le manège «levades», «courbettes», «pesades» et «cabrioles», autant de sauts spectaculaires mis au point à partir des traditions guerrières équestres des chevaliers du Moyen-Age.
Huit écuyers et chevaux entrent alors dans le manège pour un «quadrille d’école», une dernière leçon d’équitation classique en groupe.
Le gala doit se terminer enfin par le «salut des écuyers» qui lèvent leur bicorne, non pas à l’intention du public mais en signe de révérence à Charles VI.
Selon M. Ouhlehla, cette fidélité à la tradition classique ne peut être réalisée que par des étalons lipizzans, réputés extrêmement robustes et très intelligents. (AFP)
L’Ecole d’équitation espagnole de Vienne, sanctuaire de l’art équestre classique, fête vendredi son 425e anniversaire par un gala exceptionnel dans le célèbre manège baroque de la Hofburg, l’ancien palais impérial de Vienne.Par ce gala, l’école compte rappeler qu’elle a pour la première fois été mentionnée dans un document de la ville de Vienne en 1572, qui nomme une «Ecole espagnole» située là où est installé le superbe manège baroque construit par l’empereur Charles VI entre 1729 et 1735, dans une aile de la Hofburg.Neuf cents invités triés sur le volet, dont la princesse Anne d’Angleterre, pourront assister au programme habituel de l’école en sept reprises. S’ajoutera à cette occasion une «apogée spéciale», la démonstration par un cavalier seul en piste de tous les pas et allures de la...