Le sida n’est plus un arrêt de mort mais il n’a pas été «éradiqué», a souligné à Washington le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), M. Clifford Lane.
«Nous n’avons pas éradiqué le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)», a déclaré M. Lane lors de la Conférence annuelle des journalistes scientifiques organisée par l’American Medical Association (AMA).
Il a rappelé les avancées réalisées dans le traitement de la maladie, avec la suppression de la réplication du virus pendant des années au lieu de mois ou de semaines, le développement de certains médicaments inhibiteurs de deux des trois enzymes du VIH-1, une baisse des morts et des hospitalisations dues au sida et une diminution des nouveaux cas.
Toutefois, a-t-il dit, «nous n’avons jamais réussi à atteindre des niveaux indétectables du virus dans le sang. Nous n’avons pas été capables de restaurer un système immunitaire normal», et il faudra des traitements plus faciles à suivre qu’actuellement pour les malades. «Nous n’avons pas encore réussi cela et c’est un problème majeur», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, a-t-il dit, les effets à long terme des médications actuelles ne sont pas connus.
Il a estimé que la lutte contre le sida passait par au moins deux impératifs: la découverte de médicaments plus puissants et une simplification des thérapies. (AFP)


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