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Actualités - Chronologie

Après le pétrole, l'Irak ouvre son gaz aux investissements

Pour se procurer les milliards de dollars nécessaires à l’exploitation de ses vastes réserves de gaz, l’Irak entend avoir recours aux compagnies étrangères, déjà sollicitées pour son développement pétrolier.
«l’Irak n’aura pas suffisamment de fonds après la levée de l’embargo» pour mener à bien son développement gazier, a expliqué le directeur de la planification au ministère irakien du Pétrole, M. Faleh Al-Khayat, lors d’une conférence internationale sur le gaz qui se tient cette semaine à Dubaï.
«Il existe d’excellentes opportunités pour investir dans la production et l’exportation du gaz», a-t-il ajouté, estimant les réserves gazières de l’Irak à 5.000 milliards de mètres cubes, dont 3.100 milliards m3 de réserves prouvées.
L’Irak a élaboré trois grands projets pour mettre en valeur ses ressources gazières, d’un coût total de 4,2 milliards de dollars, ouverts à la participation des compagnies étrangères.
Selon M. Khayat, des négociations sont en cours avec des firmes de France, d’Italie, du Canada et d’Australie pour le premier projet, qui prévoit le développement de cinq champs gaziers du nord de l’Irak et l’acheminement de leur production par gazoduc en Turquie.
Le total des fonds requis pour ce projet est de 1,7 md USD, dont 680 M USD pour le développement des champs gaziers, 380 M USD pour la construction du tronçon irakien du gazoduc, et 710 M USD pour l’exploitation du gazoduc pendant vingt ans.
«Du point de vue économique, ce projet est très bon», a déclaré un industriel français proche du projet, selon lequel Gaz de France figure parmi les firmes négociant une participation avec l’Irak et la Turquie.
Bagdad et Ankara ont signé en 1996 un accord pour approvisionner la Turquie en gaz depuis les champs d’Anfal, Chamchamal, Jaria Pika, Khashm al-Ahmar et Mansouriya, dont les réserves sont estimées à 270 milliards m3.
Le gazoduc et les autres installations devraient être opérationnelles trois à cinq ans après la levée de l’embargo imposé à l’Irak depuis son invasion du Koweit, en août 1990, d’après M. Khayat.
Le responsable n’a pas cependant évoqué les complications pouvant naître du fait qu’une partie des gisements se trouve dans des régions tenues par les formations kurdes hostiles au gouvernement de Bagdad.
En outre, l’Irak veut mettre en place un réseau interne de gazoducs d’une longueur de 320km, reliant le nord au sud. D’un coût de400 M USD, ce réseau permettrait notamment d’acheminer en Turquie le gaz associé jaillissant des champs pétroliers du sud irakien.
L’exploitation du gaz associé, qui représente 70% des réserves gazières prouvées, est en effet d’une importance majeure pour le pays. D’après M. Khayat, l’Irak n’a jamais été en mesure d’exploiter plus de 58% du gaz associé produit par les champs pétroliers, torchant le reste.
D’où la nécessité du troisième projet, qui consiste à exploiter le gaz excédentaire en le transformant en carburants tels que le gaz de pétrole liquéfié (GPL), grâce à des installations d’un coût totalisant 2,1 mds USD.
Mais la réalisation des plans irakiens reste tributaire d’une levée de l’embargo qui marquerait l’entière réintégration de l’Irak dans la communauté internationale. (AFP)
Pour se procurer les milliards de dollars nécessaires à l’exploitation de ses vastes réserves de gaz, l’Irak entend avoir recours aux compagnies étrangères, déjà sollicitées pour son développement pétrolier.«l’Irak n’aura pas suffisamment de fonds après la levée de l’embargo» pour mener à bien son développement gazier, a expliqué le directeur de la planification au ministère irakien du Pétrole, M. Faleh Al-Khayat, lors d’une conférence internationale sur le gaz qui se tient cette semaine à Dubaï.«Il existe d’excellentes opportunités pour investir dans la production et l’exportation du gaz», a-t-il ajouté, estimant les réserves gazières de l’Irak à 5.000 milliards de mètres cubes, dont 3.100 milliards m3 de réserves prouvées.L’Irak a élaboré trois grands projets pour mettre en valeur...