Marquant le pas en championnat, le FC Metz compte sur la Coupe d’Europe pour repartir du bon pied, mardi face aux redoutables Allemands de Karlsruhe. Après une belle série de huit matches sans défaite, les Lorrains ont encaissé deux revers en trois rencontres, à Strasbourg et à Marseille, et ont abandonné la place de leader au Paris Saint-Germain.
Malgré tout, les hommes de Joël Müller refusent de voir dans ces deux revers le début d’un déclin.
«C’est tout à fait honorable, affirme le milieu de terrain Jocelyn Blanchard. Il y a six mois, personne ne nous imaginait dans cette position. Ce n’est pas parce que nous venons de céder notre place de leader qu’il y a lieu de s’inquiéter».
Leur début de saison tonitruant assure aux Messins une enviable place de deuxième à seulement une longueur du P-SG et si l’attaque n’est plus aussi efficace que lors des premières journées, chacun s’exerce à l’optimisme.
«Nous ne sommes pas fatigués, lance le capitaine Sylvain Kastendeuch. «S’il y a un domaine dans lequel tout va bien c’est la condition physique. En ce moment, les difficultés du club sont plus liées aux résultats qu’à la manière».
Robert Pirès, dont le rendement actuel n’est plus comparable à celui du début de saison, confirme ce constat.
«Le FC Metz est en très bonne santé. Physiquement tout le monde se sent bien et pour affronter Karlsruhe, c’est plutôt rassurant», affirme l’international.
«L’année dernière avec l’équipe de France Espoirs, j’ai eu la chance de rencontrer l’équipe d’Allemagne, je sais à quoi m’attendre. Ce sera un combat physique. A nous de nous imposer», a-t-il ajouté.
Si elle s’annonce plus palpitante que celle du premier tour contre les modestes Belges de Mouscron, la rencontre constitue également un test grandeur nature pour les Lorrains.
«Ce sera autre chose que Mouscron, lance Joël Müller, présent au Wildparkstadion samedi après-midi. Même si leur défense est friable, l’ensemble de l’équipe me laisse une impression de solidité».
Pour l’entraîneur des «Grenats», la clé du match, mardi à Saint-Symphorien, se situe dans la capacité de son équipe à varier le jeu.
«Face à ce genre de formation, il ne faut pas pratiquer un jeu stéréotypé. Plus nous aurons de gammes pour nous exprimer, plus nous les mettrons en difficulté. Il faut jouer vite et au sol».
«Il faudra faire preuve de réalisme, renchérit l’entraîneur adjoint Albert Cartier. Les Allemands ne sont pas spectaculaires mais ils sont terriblement efficaces. Avec eux, rien n’est jamais gagné».
Karlsruhe, actuel 13e de la Bundesliga à 13 longueurs des leaders Kaiserslautern, a concédé le nul 1-1 à domicile face au Bayern de Munich samedi.(Reuter)


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