Après sa brillante qualification face aux Glasgow Rangers, les Alsaciens affrontent de nouveau une équipe britannique, mais cette fois, l’adversaire, quatre fois champion d’Europe, a l’étoffe d’un prétendant au titre.
La mission des Strasbourgeois sera délicate: prendre un avantage suffisant pour ensuite affronter l’enfer d’Anfield Road.
Le Paris Saint-Germain avait montré l’exemple la saison passée, réussissant à éliminer le légendaire club de Mersey en demi-finale de la Coupe des vainqueurs de coupe.
Les Parisiens n’avaient dû leur salut qu’aux trois buts inscrits au Parc des princes à l’aller. Le match retour avait été une guerre de tranchées et les hommes de Ricardo n’avaient encaissé que deux buts sans réussir à franchir le milieu de terrain.
Si la tâche s’annonce ardue, les Alsaciens peuvent avoir des raisons d’espérer.
Après la défaite samedi contre leur rival des «Blues» d’Everton (2-0), les «Reds» pointent à la neuvième place du championnat anglais.
Malgré une constellation d’étoiles, telles que Paul Ince, Robbie Fowler, l’Allemand Karl-Heinz Riedle, Steve McManaman et le Tchèque Patrik Berger, Liverpool ne parvient pas à briller.
«Nous avons les moyens de poser des problèmes à Liverpool», affirme Jacky Duguépéroux, l’entraîneur des Strasbourgeois, qui occupent, pour leur part, une modeste treizième place au sein du championnat en dépit de leur victoire, vendredi contre Cannes (2-0).
«Ce sera possible à condition d’être bien en place défensivement, de gagner nos duels, de jouer au sol très vite et dans les pieds. Nous n’avons aucun complexe à avoir. Et avec le public derrière nous, on peut assister à un grand match de Coupe d’Europe», ajoute-t-il.
Dans un stade de La Meinau qui devrait être copieusement rempli (sa capacité a été ramenée à 24.000 places pour des raisons de sécurité), Strasbourg devra se passer des services de Pascal Nouma, de Valérien Ismaël et de Christophe Kinet, suspendus.
Du côté de Liverpool, Karl-Heinz Riedle, touché aux adducteurs, et Patrick Berger, souffrant du talon d’Achille, sont incertains.
Un important dispositif policier a été mis en place pour ce match, avec 300 policiers chargés notamment, d’encadrer les 700 à 800 supporters anglais munis de billets attendus mardi soir. (Reuter)


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